
Contexte : la guerre, aujourd’hui là-bas, demain ici ?
Le premier objectif que j’ai donné aux armées, c’est de se tenir prêtes à un choc dans trois, quatre ans qui serait une forme de test […] mais peut-être [quelque chose de] plus violent.
Fabien Mandon, chef d’état-major des armées françaises (22 octobre 2025)
Ce n’est un doute pour personne : la guerre est devenue un enjeu majeur des pays les plus puissants du monde. États-Unis, Russie, Angleterre, Chine, France, Allemagne, Israël, tous les pays du sommet capitaliste se réarment (budget US de la Défense : 997 milliards ; loi de programmation militaire française : 416 milliards sur 6 ans). Et tout ça sans compter la menace d’une guerre atomique entre la Russie et les États-Unis (reprise des essais nucléaires, nouveaux missiles balistiques, renouvellement des armes atomiques, menaces et déclarations choc, etc.) Ces pays bellicistes font déjà la guerre un peu partout dans le monde et projettent de la faire encore plus : les États-Unis assurent la défense d’Israël, la Chine s’arme massivement pour prendre Taïwan, dans la région du Cachemire, l’Inde et le Pakistan affûtent leurs armes, etc.
Et en France ? La guerre c’était hier et ce n’est pas pour demain nous dira-t-on… Vraiment ?
En mars 2024, le gouvernement exige des industriels la constitution de stocks pour produire des munitions et des missiles.
Le 12 novembre 2024, un partenariat étatico-industriel de cinq ans est signé renforçant la « réserve industrielle de défense ».
Le 18 juillet 2025, le ministère de la santé invite les hôpitaux français à se préparer à l’accueil de dizaines de milliers de blessés, en cas de possible « engagement majeur » de la France dans le conflit russo-ukrainien.
Le 9 septembre 2025, le ministre des armées devient premier ministre. Macron estime que la guerre de demain « commencera dans l’espace » et alloue 4,2 milliards d’euros supplémentaires au spatial militaire (entendre : les satellites qui servent à la surveillance, à la communication, au pilotage des drones, etc.).
L’état-major français n’hésitera pas une seconde à entrer en guerre « quoi qu’il en coûte », l’armée française devant être « prête à un choc dans trois, quatre ans ». Quant à la population, elle doit dès à présent « accepter de perdre [ses] enfants » et de « souffrir économiquement ». On fait difficilement plus clair.

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