Lutter contre la Prison : quelques lectures

Répression - Justice - Prison

Le Collectif Rennais Anti-Carcéral a le plaisir de partager avec vous une sélection de lectures sur l’univers pénal et carcéral. Cette sélection était proposée dans le numéro 19 du journal féministe libertaire Casse-Rôles (février-avril 2022) et nous avons pris la liberté de la remanier, en y ajoutant notamment quelques lectures.

Nous n’adhérons pas à toutes les postures politiques et propos des auteur.ices, notamment les propos oppressifs. Et nous n’avons pas non plus lu tous les ouvrages sélectionnés ici. N’hésitez pas à nous faire des retours, voire publier vos fiches de lectures sur ceux que vous choisirez :)

Le Casse-Rôles n°19 est téléchargeable ici : https://ekladata.com/pqOOLVEDSmWdUHVfbZ35HnlKA2I/VRAIE01CR-19-zonzon-ecran-9-01-2022.pdf

Et pour en savoir plus sur le CRAC, c’est ici : https://expansive.info/CRAC

L’Abolition de la Prison
Jacques Lesage De La Haye

Quelle est l’efficacité de la prison ? Quelles sont les peines alternatives à l’incarcération ? Jacques Lesage de la Haye, ancien détenu devenu psychanalyste, s’interroge dans cet ouvrage "L’abolition de la prison" sur l’origine et les finalités de celle-ci. De nombreux pays pionniers ont fait le choix d’appliquer des peines alternatives basées sur les concepts de médiation et de justice restaurative dont l’efficacité n’est plus à prouver. L’auteur prône l’abolition de cette institution archaïque et démontre qu’elle est réalisable aujourd’hui en modifiant les mentalités.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782377290741-l-abolition-de-la-prison-jacques-lesage-de-la-haye

Nous Aurons Aussi de Beaux Jours ; écrits de prison
Zehra Dogan

Ce livre rassemble les lettres que Zehra Dogan, durant ses 600 jours d’incarcération, a adressées à Naz Öke, journaliste turque vivant à Paris et animatrice, avec Daniel Fleury, du site d’information Kedistan pour la liberté d’expression.

C’est dans le cadre de la grande campagne de solidarité que ces derniers ont mené avec le PEN Club international que Naz Öke a commencé à écrire à la jeune journaliste et artiste kurde, qu’elle n’avait jamais rencontrée auparavant. Au fil de ces lettres se noue une très belle amitié entre deux femmes : « Zehra m’a dit en sortant de prison que nos échanges épistolaires lui avaient procuré des forces, car ils ont tissé un lien avec "la vie qui coule comme une rivière au-delà des murs gris" [...] Pourtant, pour moi, c’est elle qui fut une véritable source d’espoir, un rayon de soleil à travers les nuages sombres qui planent au-dessus du monde, pour préserver la précieuse conviction qui nous anime : "Nous aurons aussi des beaux jours ".  »

Pendant ces mois de détention, la jeune femme n’a cessé de créer, animant des ateliers de peinture avec ses codétenues dont elle dresse de très beaux portraits. Démunie de tout matériel, elle fabrique des pinceaux avec les plumes d’oiseau ramassées dans la promenade puis avec les cheveux de ses camarades qui les coupent pour elle, et des pigments avec tout ce qui lui tombe sous la main : sauce tomate, marc de café, épluchures de salade et de fruits, bouts de drap, et même du sang menstruel et de la fiente d’oiseau.

Ces lettres révèlent une femme d’une générosité et d’une énergie exceptionnelles, une artiste surdouée, une poétesse, une militante pour la liberté des femmes et les droits des kurdes, soucieuse des autres et du monde. On n’a pas fini de parler d’elle... De grands artistes l’ont d’ailleurs soutenue, comme le peintre dissident chinois Ai Weiwei qui lui a écrit une lettre, ou l’artiste américain Bansky qui a créé à Manhattan une fresque en son hommage. Elle vit désormais à Londres où elle va exposer, ainsi qu’en Italie et en France notamment à l’Espace des femmes-Antoinette Fouque, à Paris, au mois de novembre 2019.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782721007063-nous-aurons-aussi-de-beaux-jours-ecrits-de-prison-zehra-dogan/

Prison n°5
Zehra Dogan

Cette BD est le fruit d’une détermination, transformant un emprisonnement en une résistance. Zehra Dogan, artiste kurde condamnée par le régime fasciste Turc d’Erdogan, pour un dessin et une information qu’elle a relayés. Elle fut jetée dans la Prison n°5 de Diyarbakir, en Turquie. Elle nous immerge dans son quotidien carcéral par ces dessins réalisés sur du papier à enveloppe qu’elle a réussi à faire sortir clandestinement. Découvrir le passé de ce haut-lieu de persécutions et de résistances, c’est connaître la lutte du peuple kurde.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782413038481-prison-n-5-zehra-dogan/

Ca ne Valait pas la Peine, Mais ça Valait le Coup ; écrits de prison
Abdel Hafed Benotman

Hafed Benotman nous a quitté.es en février 2015. Entre 1976 et 2007, notre ami braqueur-sans arme avait passé dix-sept ans en prison. Il était aussi un auteur talentueux de romans, de nouvelles, de pièces de théâtre, de chansons qui ont toujours eu comme sujet l’opposition viscérale à toutes les formes d’enfermement. En 2001, il participe à la création de L’Envolée, un journal et une émission de radio, dont le but est aujourd’hui encore la critique et le combat contre la justice et la prison. Nous publions dans ce livre les textes et lettres qu’il a écrit pour ce journal. Le livre est accompagné d’un disque - florilège de quelques-unes de ses interventions radiophoniques dans l’émission hebdomadaire de L’Envolée.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9791091108041-ca-ne-valait-pas-la-peine-mais-ca-valait-le-coup-ecrits-de-prison-abdel-hafed-benotman/

Pour l’Abolition du Mitard
Collectif FRACAS

Dans les cellules des quartiers disciplinaires (QD), les conditions de détention sont encore plus intolérables que dans le reste de la prison. Isolées du reste de l’établissement pénitentiaire, elles sont le lieu où des dizaines de prisonnier·ères meurent chaque année dans des conditions obscures.
C’est pour cela que le mitard est aussi appelé « cachot », « couloir de la mort », « cellule d’incitation au suicide » par les prisonnier·ères et leurs proches.

Fermer les mitards et les quartiers d’isolement qui humilient, détruisent, tuent jour après jour les prisonnier·ères est une urgence absolue ; c’est aussi le début de la fin des prisons.

Brochure téléchargeable ici : https://infokiosques.net/spip.php?article1839

Demain, Abolir la Prison ?
Roland Agret, Dominique Rizet

La prison est une grotesque prothèse sociale qui représente matériellement la distinction entre le Bien et le Mal. Elle joue un rôle de « sécateur social » entre la société et les détenus, qui à force de ruptures, sont complétement déshumanisés. La situation carcérale en France est d’un archaïsme absolu, humainement indigne jusque dans ses fonctionnements. De nombreux rapports dénoncent les conditions de détention inhumaines, les cellules insalubres, les activités proposées sont souvent « débilisantes ». Les droits aux soins sont dispensés selon le bon vouloir administratif et les disponibilités. Les condamnés en fin de vie sont totalement délaissés, leur cellule devient un mouroir. On compte un suicide tous les trois jours. Le constat est terrible et la prison se révèle un microcosme social où tout est exacerbé : la peur, la punition, l’émasculation collective, les privations et surtout la violence. L’enfermement est une pseudo-thérapie dangereuse, qui attise la dangerosité de ceux qui y sont soumis. En vérité, la prison est un échec constant. Alors quelles alternatives au milieu carcéral ? Les auteurs font plusieurs propositions : promouvoir une stratégie policière d’infiltration, plus d’accompagnement à la sortie, la libération sous contrainte, et surtout plus de prisons ouvertes. Il n’y en a qu’une seule en France, Casabianda en Corse, alors que les établissements pénitentiaires ouverts fonctionnent parfaitement et les résultats sont positifs : moins de récidive, moins de suicide, meilleur réinsertion dans la société (pays scandinaves, 20 % à 30 % de la population carcérale vit dans des prisons ouvertes). Les réformes ont été assez superficielles et tout reste à faire.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782841867806-demain-abolir-la-prison-roland-agret-dominique-rizet/

Pistolet à la Pisse, journal de prison
Aleksandr Brener

Journal de prison écrit par l’artiste et activiste russe Aleksandr Brener à la suite de son action au musée Stedelijk d’Amsterdam : il a dessiné un signe dollar sur un tableau de Malevitch, ce qui lui valu d’être condamné à plusieurs mois de prison.

Big Black Stand at Attica
Jared Reinmuth, Améziane

Été 1971, la prison d’état Attica, dans l’État de New York, représente toutes les fractures de l’Amérique. Les conditions de détention sont épouvantables, les prisonniers maltraités, nombre d’entre eux subissent le racisme des gardiens, les injustices frappant les plus faibles sont ignorées par la direction. Mais au lendemain de la mort de l’un des détenus, tué par un gardien, les prisonniers excédés se révoltent et exigent des conditions de détention plus humaines.

Frank Smith, alias Big Black, connaît bien les faits qui sont décrits dans cet album puisqu’il était l’un des prisonniers d’Attica en 1971. Avec l’aide du scénariste Jared Reinmuth, il a raconté ses efforts pour protéger à la fois les otages, les prisonniers et les négociateurs lors de la mutinerie qui a opposé les détenus du centre correctionnel à l’ambitieux et inflexible gouverneur Nelson Rockefeller. Il n’aura pas l’occasion de connaître cette adaptation puisque Big Black est mort d’un cancer avant la parution du récit.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9791039101325-big-black-stand-at-attica-jared-reinmuth-ameziane/

Crimes et Peines : Penser l’Abolitionnisme Pénal
Gwenola Ricordeau, Nils Christie, Louk Hulsman, Ruth Morris

Un ouvrage éclairant sur l’abolitionnisme pénal qui nous invite à repenser les concepts de crime et de peine mais aussi le statut de victime. Gwenola Ricordeau nous livre une approche inédite de ce courant de pensée encore méconnu en France, grâce à la première traduction des textes majeurs de Nils Christie, Louk Hulsman et Ruth Morris. Un livre essentiel pour comprendre en quoi le système pénal est obsolète.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782956807889-crimes-et-peines-penser-l-abolitionnisme-penal-gwenola-ricordeau-nils-christie-louk-hulsman-ruth-morris/

Femmes en Prison et Violences de Genre
Natacha Chetcuti-Osorovitz

Peu de recherches sont consacrées aux femmes incarcérées pour de longues peines : ni sur les violences subies en amont du fait des hommes, ni sur leurs raisons d’être violentes elles-mêmes « par ricochet ». C’est l’analyse de ce continuum de violence, trop peu pris en compte lors de la décision de justice, que propose cet ouvrage. À partir d’une enquête originale, l’auteure montre comment le parcours d’exécution de la peine est façonné par un dispositif disciplinaire où les femmes doivent se conformer à l’ordre social du genre.

Sociologue, Natacha Chetcuti-Osorovitz est l’auteure de nombreux livres, publications et rapports sur les violences de genre, la sociologie carcérale, le féminisme et le lesbianisme.

Je Suis un Evadé
Robert Burns

Le récit par Robert Burns de sa capture, évasion de prison, recapture, réincarcération et deuxième évasion. Un classique de la littérature autobiographique carcérale.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782916749617-je-suis-un-evade-robert-burns/

Y’a du Baston dans la Taule
Des prisonnier.ères

Une histoire partielle et partiale des luttes anticarcérales en deux temps : un premier volume constitué de récits de mutinerie, où les mutins nous offrent leur point de vue, et deux volumes consacrés à une chronologie de ces luttes des années 1820 à nos jours. Mettant l’accent sur les luttes collectives, ces brochures répondent à l’envie de lire l’histoire à travers des événements cristallisant les rapports de force qui caractérisent chaque situation de détention.

De la réappropriation des lieux à la prise de parole, chacun de ces mouvements représente un obstacle potentiel dans les rouages toujours plus huilés de la machine carcérale. Des mouvements qui, comme les détenus, restent étouffés derrière les murs des prisons, pour en nier la portée. Mais l’union faisant la force et décuplant les volontés, de la sujétion au statut du sujet il y a un fossé que la lutte collective aide parfois efficacement à franchir.

Brochure en trois volumes téléchargeable ici : https://infokiosques.net/spip.php?article753

Car le feu qui me brûle est celui qui m’éclaire : carnets de cavale
Brigitte Brami

Car le feu qui me brûle est celui qui m’éclaire, carnets de cavale est la suite de La Prison Ruinée qui a fait connaître Brigitte Brami. Dans ce nouvel opus, se croisent une jeune femme en fuite, une ancienne miss haïtienne échouée au coeur de la Porte de la Chapelle, un psy hyper empathique spécialisé dans les émotions intraduisibles, un flic repenti, un mari qui console la maîtresse de sa femme, un ancien soixante-huitard dont la flamme renaît, des putes toxicos, un ténor des barreaux obsédé par les talents littéraires de sa cliente, et Sonia l’amoureuse zaïroise, caïd des caïds du Paris interlope où s’est réfugiée la narratrice.

Cette dernière sortira grandie de cet apprentissage de la liberté grâce au feu qui l’habite et à la magie des rencontres.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782493033017-car-le-feu-qui-me-brule-est-celui-qui-m-eclaire-carnets-de-cavale-18-octobre-2009-8-mars-2010-brigitte-brami/

La Peine de Mort n’a Jamais été Abolie
Dits et écrits de prison choisis par L’Envolée

L’État français aurait aboli la peine de mort le 9 octobre 1981. En réalité, la guillotine a été remplacée par des peines infinies qui tuent à petit feu. Des dizaines de personnes meurent chaque année derrière les murs. Violence des surveillants, manque de soin, désespoir...

Depuis 40 ans, des prisonniers prennent la parole et dénoncent la mascarade de l’abolition : « Nous, prisonniers qui vivons dans le ventre de la bête carcérale, nous adressons cette supplique à ceux qui, réunis, fêterons l’anniversaire. Les prisons actuelles sont des mouroirs...  » Joyeux anniversaire ?

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9791091108423-la-peine-de-mort-n-a-jamais-ete-abolie-dits-et-ecrits-de-prison-choisis-par-l-envolee-collectif/

Beau Comme une Prison qui Brûle
Julius Van Daal

Un récit splendide d’une des plus grande insurrection du peuple londonien des années 1780 durant laquelle presque toutes les prisons de la ville fûrent vidées de leurs occupant.es et incendiées.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782915694451-beau-comme-une-prison-qui-brule-julius-van-daal/

De la Prison à la Révolte
Serge Livrozet

D’abord voleur par nécessité, puis par défi, Serge Livrozet l’est devenu par conviction. Arrêté et jugé, il a été condamné pour "crime " contre la propriété. Ce livre, publié pour la première fois en 1973, reste plus que jamais d’actualité. Au-delà des théories, l’auteur de l’infraction nous livre son point de vue sur les causes de la délinquance et de l’insécurité. Aujourd’hui réhabilité, auteur d’une quinzaine de livres et ayant milité dans le Comité Action Prisonniers (CAP), Serge Livrozet a changé de moyens mais n’a pas changé d’idées : la révolte ne l’a pas quitté.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782844050939-de-la-prison-a-la-revolte-d-abord-voleur-par-necessite-puis-par-defi-livrozet-l-est-devenu-par-serge-livrozet/

Assata, une Autobiographie
Assata Shakur

Assata Shakur fut, dans les années 1960 et 1970, militante du Black Panther Party et de l’Armée de libération noire. Elle a connu le formidable bouillonnement d’une époque de révoltes et d’espérances pour les Noirs des États-Unis, comme la répression. De sa tendre enfance à son exil à Cuba, ses souvenirs se structurent autour du récit d’un emprisonnement de six ans.
Une exceptionnelle leçon d’histoire populaire et d’engagement dans laquelle Assata dresse un portrait sans fard de l’oppression raciale et de la violence capitaliste aux États-Unis. C’est une source d’inspiration inaltérable pour celles et ceux qui, à travers le monde, exigent la dignité et la justice.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782955917473-assata-une-autobiographie-assata-shakur/

Une Institution Dégradante, la Prison
Corinne Rostaing

Dégrader, c’est condamner la personne à perdre sa dignité. L’enquête exceptionnelle de Corinne Rostaing, fruit de trente années de recherche, notamment dans les prisons de femmes, révèle combien, aujourd’hui en France, la détention, malgré les continuelles améliorations, dégrade. Et cet effet ne se limite pas à la durée de l’incarcération ni aux seules personnes détenues.
Assurément, les conditions diffèrent, selon que la personne est incarcérée en maison d’arrêt, en centre de détention, en maison centrale, en centre de rétention administratif, etc.

Mais l’effet de l’enfermement, expérience totale et spécifique, est le même : l’espace limité, l’organisation bureaucratique, la vie artificielle, l’isolement et la promiscuité, l’ennui. L’incarcération provoque une remise en cause de l’identité et constitue une épreuve morale sans équivalent. Face à la mission de retrancher l’individu de la société, que pèse la mission de réinsertion sociale, du point de vue de l’institution et des personnes incarcérées ? Comment les sortants peuvent-iels s’en sortir ? La prison, réduite à un rôle de gardiennage des individu.es, ressemble davantage, pour les 200 détenu.es qui en sortent chaque jour, à une voie sans issue qu’à un nouveau point de départ.

Cet ouvrage formule la question essentielle : quel sens peut-on donner aujourd’hui à la peine et à la prison dans la société démocratique ?

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782070145409-une-institution-degradante-la-prison-corinne-rostaing/

La Prison est-elle Obsolète ?
Angela Davis

Comment et pourquoi plus de deux millions d’étasunien.nes sont aujourd’hui derrière les barreaux ? Comment les entreprises font-elles profit du système carcéral ? Quels sont les mécanismes qui conduisent à criminaliser les communautés de couleur et à désaffilier politiquement de larges franges d’électeur.ices dans les minorités ? Pour Angela Davis, l’incarcération aux États-Unis est un instrument de la ségrégation raciale, fondée sur une économie d’exploitation.

Elle critiquait déjà dans Les Goulags de la démocratie un système qui s’obstine à bâtir des complexes pénitenciers gigantesques sur les ruines tenaces d’un passé esclavagiste et d’une idéologie raciste et inégalitaire. Elle démontre ici comment les mouvements sociaux ont transformé ces institutions sociales, politiques et culturelles et ont converti en norme des pratiques intenables. Elle argumente sans détours en faveur de la désincarcération et plaide pour une société unie et sans enfermement.

Brochure à télécharger ici : https://infokiosques.net/spip.php?article1507

Décarcérer ; Cachez Cette Prison que je ne Saurais Voir
Sylvain Lhuissier

Quand on critique l’emprisonnement systématique, on se voit souvent rétorquer : « Que proposez-vous de mieux ? » Sylvain Lhuissier prouve avec cet ouvrage qu’une autre punition est possible.
Car l’objectif ici est de comprendre pourquoi rien ne change gouvernement après gouvernement ; d’identifier comment chaque acteur participe à maintenir le système en place ; mais surtout de questionner comment nous tous.tes, citoyen.nes, représentons à la fois une part de la responsabilité et un levier possible du changement.

Sylvain Lhuissier propose de vider les prisons au lieu d’en construire de nouvelles. Car quand la prison s’applique en grande partie à des milliers de personnes qui n’entrent pas dans la catégorie des criminel.les, ne faut-il pas revoir collectivement notre copie ?

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782374252261-decarcerer-cachez-cette-prison-que-je-ne-saurais-voir-sylvain-lhuissier/

S’évader. Une Autre Histoire de la Justice de 1791 à nos Jours
Franck Sénateur

Bandit.es, escrocs, prisonnier.ères politiques ou encore prêtres, enfants délinquants, etc. : iels sont entré.es dans la légende en signant des évasions retentissantes par leur audace. De Casanova à Antonio Ferrara, leurs aventures dévoilent une facette du système pénal, permettent de suivre son évolution au fil des époques et l’expression de ses lois, du siècle des Lumières à nos jours. Que leurs héro.ïnes soient célèbres comme Vidocq, Mesrine ou Spaggiari, ou méconnu.es pour la moitié d’entre elleux, ces aventures dessinent une histoire inattendue de la prison en France et en Belgique.

https://www.nouveau-monde.net/catalogue/sevader/

Genre et Monde Carcéral. Perspectives Ethiques et Politiques
Natacha Chetcuti-Osorovitz et Patricia Paperman

Les articles présentés dans cet ouvrage sont issus du séminaire Genre et monde carcéral. Perspectives éthiques et politiques qui s’est déroulé en 2017-2018 au laboratoire Institutions et Dynamiques de l’Économie et de la Société (IDHES) de l’École normale supérieure (ENS) Paris-Saclay.
Les sciences humaines et sociales portent depuis plusieurs décennies une attention renouvelée à la prison, du fait de la place grandissante que cette institution occupe dans les discours politiques sécuritaires et dans l’économie des sociétés contemporaines. Mais cette attention s’est concentrée massivement sur le phénomène de la « sur-carcélisation » qui concerne principalement la population masculine. Cet ouvrage participe à un courant de recherche différent qui marque l’émergence et le développement de travaux sur les femmes en prison, en particulier en sociologie et en histoire, dans une perspective de genre. Il vise à faire apparaître et connaître ce que l’histoire, la criminologie et les sciences humaines ont longtemps laissé dans l’ombre au travers de processus d’invisibilisation, de marginalisation, ou encore des logiques de symétrisation et de différenciation vis-à-vis de l’incarcération des hommes.

Si les figures de femmes délictueuses ou criminelles ont toujours exercé une fascination sur l’imaginaire social, la connaissance des populations de femmes incarcérées, des régimes d’incarcération institués pour les redresser et les punir, ainsi que des conditions matérielles de vie en détention n’a pas pour autant été au centre des préoccupations des chercheurs et chercheuses spécialisées. Aujourd’hui, la violence des femmes constitue un domaine de recherche en pleine expansion grâce au développement des études féministes en sociologie et en criminologie. Les six contributions réunies dans cet ouvrage donnent un aperçu de sa richesse et de son caractère heuristique. À partir de quatre thématiques distinctes sur l’incarcération des femmes, elles soulèvent de façon convergente des questions épistémologiques et méthodologiques sur le positionnement de la démarche scientifique, sur un terrain qui interpelle la fonction de la recherche productrice de connaissances dans la cité.

http://msh-paris-saclay.fr/wp-content/uploads/2020/11/MSHPS_Actes06_GenreMondeCarceral.pdf

L’Ombre du Monde. Une Anthropologie de la Condition Carcérale
Didier Fassin

Comment comprendre le doublement de la population carcérale, en France, au cours des trois dernières décennies ? Pour tenter de répondre à cette question, Didier Fassin a conduit au long de quatre années une enquête dans une maison d’arrêt.

Analysant l’ordinaire de la condition carcérale, il montre comment la banalisation de l’enfermement a renforcé les inégalités socio-raciales et comment les avancées des droits se heurtent aux logiques d’ordre et aux pratiques sécuritaires. Mais il analyse aussi les attentions et les accommodements du personnel pénitentL’Ombre du Monde. Une Anthropologie de la Condition Carcérale iaire, les souffrances et les micro-résistances des détenus, la manière dont la vie au dedans est traversée par la vie du dehors.

La prison apparaît ainsi comme à la fois le reflet de la société et le miroir dans lequel elle se réfléchit. Plutôt que l’envers du monde social, elle en est l’inquiétante ombre portée.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782757864227-l-ombre-du-monde-une-anthropologie-de-la-condition-carcerale-didier-fassin/

Femmes en Prison
Martine Schachtel

Des bébés, par nature innocent.es mais né.es en détention, sont incarcéré.es à Fleury-Mérogis, la plus vaste prison pour femmes de France. Dix-huit mois durant, iels demeurent derrière les barreaux avec leurs mères avant de leur être retirés, leur infligeant ainsi une forme de "double peine ". Si les Français.es, qui ont longtemps vécu sur le mythe des "prisons trois étoiles", ont découvert récemment le véritable visage de leur système pénitentiaire, il leur reste encore bien des vérités à regarder en face. Le sort réservé aux femmes vient au premier rang.

Martine Schachtel, qui avait déjà joué un rôle pionnier dans les luttes des infirmières, s’est résolument engagée dans la difficile réforme tendant à faire bénéficier les détenu.es de soins médicaux dignes de ce nom. Elle raconte non seulement les blocages imposés par les corporatismes du monde pénitentiaire, mais surtout sa découverte de l’incroyable solitude de ces femmes souvent condamnées pour des faits mineurs liés à la misère, à la prostitution ou à la toxicomanie.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782226120717-femmes-en-prison-martine-schachtel/

L’Utopie Carcérale ; Petite Histoire des "Prisons Modèles"
Grégory Salle

À quoi tient aujourd’hui la légitimité de la prison ? Au tournant sécuritaire commandé par la réaction néolibérale, assurément. Mais aussi à la croyance que la prison est perfectible, envers et contre tout.
C’est ainsi que, régulièrement, de nouvelles « prisons modèles » s’évertuent à raviver une utopie pénitentiaire mort-vivante. Les discours qui les accompagnent font miroiter la possibilité d’un enfermement enfin avantageux, sinon salutaire, comme si jusqu’ici, par manque d’imagination, de volonté et de moyens, l’on n’avait pas vraiment essayé.

C’est oublier une histoire jalonnée de diverses tentatives, parfois grandioses, qui donne toutes les raisons d’en douter. Pour nous la remémorer, ce livre effectue une vaste mise en perspective dans le temps et l’espace. De Genève à Pékin, en passant par Londres ou Barcelone, du début du xixe siècle à nos jours, il rappelle des cas célèbres ou méconnus de « prisons modèles » qui, d’abord encensées, ont tourné au fiasco.

Au terme de ce détour, pourtant, il ne s’agit pas seulement de constater l’ampleur du fossé entre prétentions et réalités, ni même de dissiper une illusion. Mais de faire opérer aux « prisons modèles » le même renversement de perspective qu’aux prisons tout court : et si l’évidence aveuglante de leur échec masquait un genre de succès, le passage sous silence de la gestion différentielle des illégalismes dont la prison est le pivot ?

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782354801472-l-utopie-carcerale-petite-histoire-des-prisons-modeles-gregory-salle/

Prisons de France ; violence, radicalisation, déshumanisation...
Farhad Khosrokhavar

Farhad Khosrokhavar a mené cinq ans d’enquête exceptionnelle dans quatre grandes prisons françaises : Fleury-Mérogis, Fresnes, Lilles-Sequedin et Saint-Maur. Il dresse un état des lieux en forme de réquisitoire sur le milieu carcéral français.

Le sociologue est parvenu à se faire ouvrir toutes les portes, à rencontrer détenu.es (du petit délinquant au criminel dangereux), surveillant.es et directeur.ices pénitentiaires. À tous.tes, dans ce livre unique, il donne pour la première fois la parole. Du/dela français.e d’origine non-immigrée) aux jeunes de banlieues en passant par les « fous » et les braqueurs vedettes, la population carcérale est aussi représentée dans sa diversité sociale.

Au coeur de l’enquête, l’auteur montre comment la prison constitue un terreau fertile pour les apprenti.es jihadistes et un vivier de recrutement pour les plus aguerri.es. Tandis que les attentats terroristes et les départs pour le jihad se multiplient, le sociologue met au jour les puissants processus de radicalisation en prison, et explique en s’appuyant sur les divers récits comment l’enrôlement se produit. Stupéfiant.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782221190234-prisons-de-france-violence-radicalisation-deshumanisation-quand-surveillants-et-detenus-parlent-farhad-khosrokhavar/

La Prison Ruinée
Brigitte Brami

On se croirait presque dans une scène de Talons Aiguilles, transposée dans la littérature par une frangine de Jean Genet, lequel aurait eu cent ans le 19 décembre 2010. Nous sommes pourtant à Fleury-Mérogis, le plus grand centre pénitentiaire européen, et une détenue nous parle d’une société inversée où les vraies valeurs se réaliseraient de l’autre côté des barreaux. La prison comme révélateur de l’humain en l’homme, une société ritualisée de l’échange, sans argent, où tous les coups ne sont pas permis, où lors de la messe, des ferventes libèrent Dieu pour le rendre à Jésus, à sa vérité insurrectionnelle. Un monde du « juste nécessaire », sans vêtement de marque, sans tous ces outils qui nous aliènent, où les travailleuses ne sont plus dépossédées de leur force productive, où le corps et le désir brûlent de nouveau.

Les Détenus et Leurs Proches
Gwenola Ricordeau

Enquête sociologique menée auprès d’ancien.nes détenu.es, de détenu.es et de proches ; sur le maintien des liens avec les proches et la famille, pendant une incarcération de courte ou de longue durée, du début de la peine à la période de réinsertion.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782746711280-les-detenus-et-leurs-proches-gwenola-ricordeau/

Femmes de Détenus
Luce Michel

Parfois, leurs époux font la une des journaux. Certains sont tristement célèbres, leurs affaires ayant défrayé la chronique. Mais elles ? Comment vivent-elles les procès, les parloirs, l’attente ?
Comment supportent-elles les années de détention de leur compagnon, les déplacements de prison en prison, les enfants qui grandissent ? Comment se retrouvent ces couples, après des années passées à se parler, se voir, s’aimer, dans de grandes salles de parloir ?

Elles sont souvent jugées coupables, au même titre que leur mari. Le choix qu’elles font, de continuer à le suivre, les difficultés quotidiennes que cela peut représenter pour elles sont rarement pris en considération.

Luce Michel a rencontré huit d’entre elles, qui ont accepté de parler sous couvert d’anonymat. Les motifs de condamnation de leur compagnon sont divers : meurtres, viols, braquages, trafics de drogue, et la peine purgée plus ou moins longue. Certaines d’entre elles ont déjà eu maille à partir avec la justice, d’autres découvrent ce monde à travers la détention de leur homme. Leur histoire d’amour a commencé avant la prison ou pendant, et elle est parfois difficile après. Le seul parti pris du livre a été de les laisser parler. Ce sont elles qui exposent les affaires pour lesquelles leurs maris ont été condamnés. Ce qui importe ici est la manière dont elles la prennent en compte, dont elles en parlent, et vivent avec. Sans être un dossier d’instruction, ni une cour d’appel, Femmes de Détenus veut simplement dire leur vérité.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782283021606-femmes-de-detenus-luce-michel/

Médecin-chef a la Prison de la Santé
Véronique Vasseur

Véronique Vasseur Médecin-chef à la prison de la Santé A sa parution au début de l’année 2000, ce livre a été un coup de tonnerre, suscitant réactions et polémiques, dans l’administration pénitentiaire, le monde politique, les médias, l’opinion.

Médecin de garde durant huit ans, puis médecin-chef dans cette prison située au coeur de Paris, Véronique Vasseur témoignait d’un quotidien hallucinant, parfois insoutenable : conditions sanitaires et médicales scandaleuses, mais aussi trafics, prostitution, tracasseries, délations, suicides, dans un entassement humain où le sans-papiers côtoie le VIP, où le petit délinquant vit avec le terroriste.
Privé.es de liberté, les condamné.es doivent-iels pour autant être soumis.es à des conditions de vie dégradantes, voire inhumaines ? C’est la question que ce témoignage, où le vécu et la réflexion se livrent sans fard et sans préjugé, posait - et pose encore - à une démocratie qui se voudrait moderne et respectueuse des droits de l’homme.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782253151739-medecin-chef-a-la-prison-de-la-sante-veronique-vasseur/

L’Homme de Métal
Jacques Lesage De La Haye

Après douze années de prison et de non-droit, comment faire face à ce monde devenu étranger ? L’univers de la liberté n’est-il pas une prison plus subtile pour celui que l’humiliation a dépossédé de son humanité ? Un texte au vitriol pour s’interroger, se rebeller, mais aussi rêver.

https://www.monde-libertaire.fr/?page=archives&numarchive=9009

La Machine à Fabriquer des Délinquants
Jacques Lesage De La Haye

Ce livre est le récit, en première partie, de quatre aventures qui auraient pu très mal tourner ; celles de Muriel, surnommée B.B.en peluche, Mustapha, Pierrot, le junkie, Marco, le blouson noir. Les intéressés racontent eux-mêmes leur histoire. En deuxième partie, cinq spécialistes ou militants , proposent leurs commentaires, réflexions et analyses sur ces quatre exemples-types de délinquants. Il s’agit d’un juge, E.Bloch, d’un prêtre, le père Jaouen, d’un psychiatre, le docteur TOmkiewicz, d’un directeur de foyer, S.Adam, enfin, d’un écrivain et, au moment de l’interview, militant du comité d’action de prisonniers, S.Livrozet. En troisième partie, J. Lesage de la Haye apporte ses propres conclusions sur les moyens d’aider les jeunes délinquant.es, effectue une démonstration de notre système social comme "machine à fabriquer les délinquants" et envisage des moyens de subvertir l’Etat, en s’introduisant dans ses failles et contradictions.

https://catalogue.bu.univ-paris8.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=158389&shelfbrowse_itemnumber=206601

Surveiller et Punir ; Naissance de la Prison
Michel Foucault

Peut-être avons-nous honte aujourd’hui de nos prisons. Le XIXe siècle, lui, était fier des forteresses qu’il construisait aux limites et parfois au coeur des villes. Elles figuraient toute une entreprise d’orthopédie sociale. Celleux qui volent, on les emprisonne ; celleux qui violent, on les emprisonne ; celleux qui tuent, également. D’où vient cette étrange pratique et le curieux projet d’enfermer pour redresser ? Un vieil héritage des cachots du Moyen Âge ? Plutôt une technologie nouvelle : la mise au point, du XVIe au XIXe siècle, de tout un ensemble de procédures pour quadriller, contrôler, mesurer, dresser les individu.es, les rendre à la fois « dociles et utiles ». Surveillance, exercices, manoeuvres, notations, rangs et places, classements, examens, enregistrements, toute une manière d’assujettir les corps, de maîtriser les multiplicités humaines et de manipuler leurs forces s’est développée au cours des siècles classiques, dans les hôpitaux, à l’armée, dans les écoles, les collèges ou les ateliers : la discipline..

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782070729685-surveiller-et-punir-naissance-de-la-prison-michel-foucault/

Les Utopiques n°18 ; la prison : réalités, alternatives, syndicalisme
Collectif

Cécile Marcel, directrice de la section française de l’Observatoire international des prisons, dresse un état des lieux. Julien Gonthier et Florent Cariou évoquent la problématique du travail des prisonniers et des prisonnières : rémunération, conditions de travail, droit syndical, etc., tout est loin des règles applicables au dehors de la prison. La situation sanitaire connue depuis plus d’un an n’est pas sans conséquences : propagation du virus, confinement interdisant les visites. Des prisonnières et prisonniers de Muret et la revue L’Envolée racontent...

En prison aussi, on oublie trop souvent les femmes. Leurs conditions de détention, les problèmes spécifiques qui sont les leurs sont ici traités à travers articles et entretiens, avec Barbara et avec l’équipe de Citad’elles, que nous devons à Élisabeth Claude.

Deux entretiens, l’un avec Gwenola Ricordeau, l’autre avec Joël Charbit expliquent la revendication abolitionniste et la stratégie syndicale dans les combats des personnes détenues. Christian Mahieux retrace par ailleurs des luttes des prisonnières et prisonniers : Groupe information prisons, lancé en 1971 par Jean-Marie Domenach, Michel Foucault et Pierre Vidal-Naquet, Comité d’action des prisonniers, animé notamment par Serge Livrozet, et d’autres journaux/mouvements (Prisons, Otages, Rebelles...). Un autre entretien, cette fois avec un regret, Alexis Grandhaie, ex-secrétaire général de la CGT Pénitentiaire, n’a pas souhaité que nous reprenions son interview ; et les actuels responsables de cette structure n’ont pas répondu à notre sollicitation.

La Coordination des prisonniers en lutte, active dans l’Espagne de la fin du franquisme, est évoquée par Daniel Guerrier. Interviewé par Nara Cladera, Josu Urrutikoetxea, militant basque, une des voix annonçant la dissolution de l’ETA en 2018, nous parle de la situation des prisonniers politiques, dans l’État espagnol et en France. Une illustration par Philippe Arnaud, avec Georges Ibrahim Abdallah, enfermé depuis trente-sept ans.

Stéphane Bouchet apporte l’éclairage d’un syndicat organisant le personnel pénitentiaire. Plusieurs acteurs et actrices de mouvements associatifs et syndicaux abordent d’autres sujets :
Tristan Renard, la psychiatrisation de la prison et la pénalisation de la psychiatrie ;
Le GENEPI, la probatoire et la réinsertion ; Marion Bagnaud, les personnes détenues étiquetées « radicalisées » ; Karim Taharount, la double peine. Une présentation du Syndicat de la magistrature complète le panorama.

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