Nomination des chefs d’établissements ; vote des décisions stratégiques ; orientation des investissements… Ces lycées sont devenus la vitrine des tenants de l’agriculture productiviste.
Au point de mettre leurs réseaux sociaux au service de coopératives comme Agrial, Eureden et Nutréa. D’envoyer leurs élèves à des événements organisés par ces mastodontes de l’agro-alimentaire. Ou de signer des partenariats « gagnant-gagnant ».
Cette inégalité de traitement pénalise un autre modèle agricole. Et pas des moindres. Celui de l’agroécologie.
Alors que les établissements publics lui font davantage de place, privilégiant par exemple la plantation de haies plutôt que l’utilisation d’intrants dans leurs exploitations pédagogiques, l’agriculture paysanne reste marginale, pour ne pas dire cosmétique, dans la pratique des futurs professionnels bretons.
Une transition et sa transmission qui ne se feront pas « sans engagement » des pouvoirs publics mais aussi des établissements privés et de leurs enseignants.

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