Contexte des émeutes à Caen ce samedi 5 janvier 2019

Des camarades de l’Espace de Convergences des Luttes de Caen nous ont transmis leur dernières feuilles d’info, ainsi qu’un retour local sur le contexte des luttes en gilet jaune. Nous y joignions un retour des émeutes enflammées, qui l’ont illuminées ce samedi 5 janvier, par des compagnonnes et compagnons du local apache.

Salut à tous et à toutes,

Vous trouverez en pièces jointes ci dessous, les 5 derniers numéros de « Convergences », la feuille d’infos de l’Espace de Convergences des Luttes de Caen (qui se présente sous la forme d’un format A3, recto-verso).

Ces 5 numéros de « Convergences » ont été diffusés principalement au sein du mouvement local des gilets jaunes, lors de l’acte 2, 4, 5 et 6. Ces 5 numéros sont d’ailleurs centrés, dans leur contenu, sur ce même mouvement des gilets jaunes.

« Convergences » est une feuille d’info et d’agitation et, évidemment, également un outil d’intervention politique.

C’est à ce titre, comme un exemple, parmi d’autres, d’intervention politique locale au sein du mouvement des gilets jaunes que nous diffusons aujourd’hui, au-delà de Caen, ces numéros, dont le contenu se recoupe tout en s’élargissant au fur et à mesure des parutions.

Cette intervention politique est évidemment passée aussi par des visites et des discussions sur les piquets, des prises de paroles en assemblée de gilets jaunes, un appui logistique au mouvement, une présence active dans les manifs et actions de blocage...

- Le N°8 de « Convergences », le premier qui traite du mouvement des gilets jaunes, visait à commencer à apparaître publiquement dans ce mouvement et à aussi à inviter syndicalistes combatifs-ves, radicaux-ales, militant-e-s des collectifs locaux de luttes sociales à venir y participer sur des bases de luttes de classe indépendante, anticapitalistes, antiracistes et antisexistes. Il a été diffusé à environ 600 exemplaires. Sa diffusion a été vraiment difficile au sein du mouvement des gilets jaunes, tant aux débuts du mouvement la peur de la récupération politicienne était forte et rendait suspecte toute distribution d’écrits. On ne pense pas en avoir diffusé plus de 200 parmi les autres gilets jaunes. Et c’est au sein des multiples réseaux militants locaux que les environ 400 autres exemplaires ont été diffusés.

- Le N°9 a été diffusé beaucoup plus facilement, 15 jours plus tard, à près de 500 exemplaires, dont les ¾ parmi les gilets jaunes.

- Le N°10 a été diffusé aisément à environ 400 exemplaires dont environ 300 parmi les gilets jaunes.

- Le N°11 s’est littéralement arraché en manif. 300 exemplaires en ont été diffusés quasi exclusivement parmi les gilets jaunes.

« Convergences » fait désormais partie du tableau des manifs caennaises de gilets jaunes et ce sont les gens qui viennent maintenant chercher cette feuille.

En dehors d’une paire de tracts sur le Référendum d’Initiative Citoyenne, d’un tract fait par quelques anars locaux diffusé un peu le 22/12 et d’un tract de conseils en manif et en cas d’interpellation policière massivement diffusé par les camarades du collectif antirep local, « Convergences » est le seul écrit régulièrement distribué au cours des manifs.

Le fait que notre feuille d’info soit déjà auparavant assez connue dans le mouvement social local, que nous ne roulions pour aucun parti ou syndicat, que nous ayons visiblement des choses à dire, à proposer, à partager avec les autres gilets jaunes mais rien à vendre ou à imposer, a contribué à son succès d’estime.

Si nous avons fait le choix politique, localement, assez tôt, dans la foulée du 17/18 novembre, de participer au mouvement des gilets jaunes, c’est pour plusieurs raisons assez simples :

- Localement, le mouvement a une base prolétarienne très majoritaire. Classes moyennes, petit patronat, artisan-e-s, commerçant-e-s y sont clairement minoritaires. L’hypothèse « poujadiste » s’est rapidement avérée creuse.

- Les revendications dépassaient très largement la question du prix de l’essence et s’attaquaient très souvent, même si c’était de manière diffuse, à la précarité et à la pauvreté de masse, aux politiques d’austérité, aux injustices sociales et fiscales, à la vie chère et aux profits de la grande bourgeoisie capitaliste.

- Le mouvement était spontané et auto-organisé et, en tous cas, clairement pas contrôlé par l’extrême droite locale, qui est assez faible, peu organisée et est évidemment sans aucune expérience de lutte sociale. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas un certain nombre d’électeurs-rices RN (souvent d’ailleurs bourré-e-s de contradictions) parmi les gilets jaunes ni qu’il n’y a pas quelques rares éléments militants d’extrême droite qui cherchent à travailler politiquement dans le mouvement à Caen, mais ils-elles sont sans grande influence car majoritairement rejeté-e-s.

- Pour la plupart des gilets jaunes, c’est le premier mouvement social. Un mouvement qui s’annonçait d’entrée de jeu long et dur avec tout ce que cela ouvre comme perspectives en terme d’évolutions politiques, collectives et personnelles positives. Les gens peuvent vite changer au cours d’un mouvement. Et leur point de départ, avec la confusion politique qu’ils et elles peuvent parfois porter, ne peut être identique à notre point d’arrivée militant. C’est souvent au sein et par le cours de la lutte qu’on peut se rapprocher de manière intéressante politiquement et humainement.

- Par expérience, nous savons qu’on ne lutte pas contre la confusion, les idées d’extrême droite, les préjugés sociaux, sexistes, racistes, nationalistes en leur abandonnant le terrain, en se plaçant à l’extérieur de la situation et donc, dans le cas présent, du mouvement. Et toujours par expérience, nous savons qu’une fois sur le terrain, ce n’est pas toujours par l’attaque frontale et immédiate que l’on fait bouger les lignes.

- Et puis, nous aussi on en a vraiment marre...


Nos axes d’interventions ont été les suivants :

- Faire avancer l’idée que les gilets jaunes ne sont pas un mouvement antifiscal mais social, une lutte de classe contre les injustices sociales (ce qui inclus les injustices fiscales mais les dépasse).

- Essayer de placer au cœur des revendications la hausse directe des bas salaires (dans le privé comme le public), des petites retraites et des minimas sociaux, l’égalité salariale homme/femme, le gel des loyers, des tarifs d’électricité et de gaz, le rétablissement de l’ISF et la réaffectation sociale et écologique des aides publiques aux entreprises, bref des revendications avec une nette tournure de classe et une perspective anticapitaliste.

- Indiquer que les problèmes sont liés fondamentalement à un système global d’exploitation, le capitalisme, et pas tant à Macron, aux « banques » ou à la « finance ».

- Promouvoir l’idée d’une convergence des luttes avec les lycéen-ne-s, les étudiant-e-s et tout les secteurs salariés qui pourraient entrer en lutte (l’idée étant d’élargir/renforcer le mouvement de contestation tout en y « noyant » l’extrême droite et les positionnements les plus réactionnaires).

- Démonter les fausses oppositions entre le mouvement des gilets jaunes et les préoccupations écologiques.

- Combattre les idées d’extrême droite et le racisme.

- Refuser la séparation entre « bons » et « mauvais » gilets jaunes, défendre l’idée que les pratiques « violentes » et « non-violentes » ne s’opposent pas mais peuvent s’articuler et se compléter en une même démarche de lutte solidaire.

- Outiller les gens face à la répression policière et judiciaire.

- Inviter le mouvement à se doter d’assemblées régulières permettant plus d’efficacité, une meilleure coordination pratique, de s’installer dans la durée en fonctionnant de manière plus collective.

Localement, les lignes ont déjà bien bougé sur ces points même s’il reste encore pas mal de travail à faire.

Les illusions autour du RIC et de la notion de « peuple », les réflexions autour d’une écologie sociale et anticapitaliste et autour du renforcement de l’autonomie politique et matérielle du mouvement social dans son ensemble constituent indubitablement de futurs axes d’intervention nécessaires.

Tout cela pourra paraître bien peu « révolutionnaire » à certain-e-s mais quoi qu’on puisse prétendre, nous pensons qu’on peut difficilement être plus révolutionnaire qu’une époque qui l’est encore assez peu à notre avis.

Et c’est parce que l’époque est grosse de quelques possibles émancipateurs autant que de nombreux dangers autoritaires que nous nous impliquons dans ce mouvement, en continuant ainsi de nous enraciner localement, là où nous vivons, là où nous pouvons construire, lutter et s’il le faut, résister.

Quelques compléments d’infos sur Caen :

22 décembre, acte 6 : Le mouvement reste fort. Encore 1500 personnes bien remontées à Caen le 22 décembre. Le périphérique coupé, les gendarmes mobiles qui fuient sous les projectiles quand la foule les charge et qu’on ne revoit plus de la journée. Une volonté majoritaire, très répandue, de « ne pas lâcher l’affaire » ce qui semble indiquer une très probable poursuite du mouvement en janvier.

On semble aller vers la mise en place d’assemblées plus régulières qui deviennent moins brouillonnes et laissent plus de place à l’expression directe des participant-e-s. La dernière a rassemblé près de 400 gilets jaunes de tout le département le 21 décembre... dans le grand hangar du squat du marais qui accueille par ailleurs 250 migrant-e-s. C’est par une longue et émouvante ovation que les gilets jaunes ont remercié l’Espace de Convergences des luttes et l’AG de Lutte Contre Toutes les Expulsions d’accueillir solidairement leur assemblée dans les murs de cet immense squat.

Mais, de ce genre de choses vous n’en entendrez jamais parler sur les médias nationaux, pas plus que vous n’entendrez parler du barbecue réservé au hallal sur le rond point des vaches près de Rouen ou de ce gilet jaune, ancien militaire antiraciste, qui raccompagne d’une clé de bras un facho à la langue trop pendue hors du rond point d’Ifs, de ces gens qui font fuir dans une manif caennaise un papy raciste complètement exalté aux cris de « menteur ! » et autre « Casse toi ! »...

29 décembre, acte 7 : de 800 à 1000 personnes dans les rues de Caen à 2 jours du réveillon du nouvel an. Pas de trêve des confiseurs à Caen comme ailleurs. Ambiance tendue. On sent un ras le bol croissant et l’envie « que ça pête ». Fort ressentiment des gilets jaunes vis-à-vis des forces de police.

Manif tranquille néanmoins, avec rendez-vous collectif ultérieur au rond-point de Carpiquet, à l’ouest de la ville. 300 personnes environ. Coupure de la 4 voies RN13. Blocage aussi de la principale route d’accès à l’hypermarché CORA, d’abord physique puis par un tas de palettes enflammées. La brigade d’intervention de la police caennaise, en net sous-nombre ne peut rien faire et se tient à distance. .Un groupe d’environ 200 personnes remonte la 4 voies pour bloquer l’autre route d’accès à CORA et faire fermer l’hypermarché. Affrontements avec les gendarmes locaux et les gendarmes du PSIG, un gendarme blessé, plusieurs voitures de gendarmerie défoncées par des jets de projectiles (bosses, éraflures, pare-brises pétés). Intervention des gendarmes mobiles arrivés en renfort. Nouveaux affrontements tandis que les gilets jaunes se replient. Dispersion avec rendez vous devant la préfecture.

150 personnes environ s’y retrouvent rapidement sans présence policière visible vers 17H30.. Pillage d’un chantier proche, ébauche de barricade et mise à feu d’un tas de poubelles contre le portail en bois de la préf. La BAC intervient en grenadant à la désencerclante. Ils sont apparemment les seuls en ville à ce moment mais seront rapidement rejoints par la gendarmerie mobile et la brigade d’intervention locale. Plusieurs heures de jeu du chat et de la souris, barricades avec les palissades des nombreux chantiers du centre ville caennais, incendies de poubelles, charges, jets de projectiles divers, grenadages au milieu de la foule qui fait ses achats, odeur de lacrymos dans tout l’hyper-centre. Un groupe d’un cinquantaine d’irréductibles continuera longtemps à circuler en ville en entassant des obstacles sur les voies de circulation et en allumant des poubelles. Vers 20H30, tentative d’incendie du portail de la banque de France avec des poubelles en feu, comme à Rouen (spéciale dédicace solidaire de la basse à la haute Normandie on suppose). On signale des poubelles qui crament encore sur le port vers 3 heures du matin. Nombreuses interpellations. La presse parle de 13 mais il y en aurait eu au moins 3 fois plus.

Le radar automatique du viaduc de Calix est incendié ce même week-end ainsi que l’entrée du Trésor Public de Mondeville, une commune collée à Caen, et celle du Trésor Public de Douvres-la-Délivrande, pas loin de Caen.

Que vous dire encore ?

Tout le monde s’attend à un regain important de participation à la manif du samedi 5 janvier, acte 8.

Si cela se confirme alors il faut s’attendre à un mouvement qui peut durer encore plusieurs mois, de week-end en week-end. Sérieusement, le niveau de détermination est très élevé. Les gens ne se contenteront pas des miettes du gouvernement.

Un nouveau seuil de radicalisation pratique est en train d’être franchi du fait de l’intransigeance du gouvernement et de l’accumulation des violences policières à Caen comme dans des dizaines d’autres villes en province. Ici, la situation est désormais explosive. On a rien connu de tel depuis des décennies.

En guise de conclusion :

Nous ne relayons pas nationalement ces infos locales pour entamer un grand débat polémique.

On n’a absolument pas le temps pour ça et vous non plus, on imagine.

Il s’agit plutôt pour nous de faire remonter un témoignage de terrain sur le mouvement des gilets jaunes à Caen et sur ce à quoi nous travaillons en son sein, aux côtés des autres gilets jaunes.

Voyez ça comme un élément d’information et comme un apport à la réflexion générale sur ce qui est en train de se passer.

D’autres on choisit de ne pas s’investir aux côtés des gilets jaunes, ce n’est pas un problème pour nous, il y a tant à faire aussi en dehors de ce mouvement...

Nous précisons enfin que notre choix de revêtir le gilet jaune s’est effectué à partir d’une situation locale dont nous avons une connaissance assez intime (vous savez : un peu comme des poissons dans l’eau...). En d’autres lieux, les caractéristiques du mouvement des gilets jaunes peuvent être bien différentes et parfois fort rebutantes. Il est des lieux, dans certaines petites villes, dans certaines campagnes, où le Rassemblement National verrouille tout ou partie des piquets. Nous en sommes conscient-e-s. Mais cela ne signifie pas du tout qu’ils et elles soient majoritaires nationalement, loin de là, et surtout pas que le terrain doit leur être laissé quand il est occupable par nous, sur nos propres bases, qui peuvent être partagées avec plein d’autres gilets jaunes.

Du terrain, on en a trop abandonné, depuis trop longtemps.

Il ne faudra pas s’étonner si on finit un jour par le payer cher, le cul à l’air, isolé-e-s au milieu de nulle part...

On essayera de vous tenir au courant de la suite. Bonne lutte, avec ou sans gilets jaunes.

Caen, toute fin décembre 2018.

Contact : maraiscaen@laposte.net

Convergences N°8
Convergences N°9
Convergences N°10
Convergences N°11
Convergences N°12

P.-S.

salut,
énorme émeute à Caen ce samedi.
Le matin, plusieurs milliers de personnes se sont retrouvées en ville pour défiler. 2h et demi de ballade, qui ressemblait aux ballades syndicales. Arrivé à la pref, un leader autoproclamé des gilets jaunes
fait un discours, non sans que plusieurs participants et participantes rappellent bruyamment qui il est. En l’occurrence, un type en charge de la sécurité à Vitrolles à l’époque de Bruno Mégret (MNR). Ca a au moins permis que des tas de gens l’apprennent et de tisser des complicités. Juste après, une première volée de pierres rebondit sur les casques et boucliers des gardes mobiles, qui répondent par des gaz lacrymogènes. Une deuxième volée est envoyée, avant que 2 cortèges partent dans le centre-ville. Les 2 cortèges finissent par se rejoindre aux abords du chantier du tram.

Dès lors, c’est parti pour une après-midi et une soirée d’émeute comme on en n’avait pas vu à Caen depuis les années 70. Plusieurs centaines de personnes s’activent à détruire ce chantier qui traverse toute la ville avenue du 6 juin. Des colonnes de fumée apparaissent un peu partout. Les barricades ne servent pas seulement à se protéger des flics, mais aussi à se rapprocher pour rendre plus efficace le caillassage. Banques, assurances et horodateurs sont attaqués. Et quand l’horodateur ne tombe pas, il prend feu. Un engin de chantier sera aussi brûlé dans la soirée. L’émeute se poursuit tard dans la soirée, se transformant en manif sauvage arrivé à la fac (entre l’avenue du 6 juin et la fac, c’est près de 2 km de chantier du tram qui ont été dévastés).

En plus de la brigade d’intervention et de l’escadron de gendarmes mobiles sur place, une compagnie de crs est arrivée en renfort. C’est toujours ça que d’autres n’auront pas sur leur dos. Au moins 2 interpell’
La rumeur court que ce ne serait qu’un début...

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/caen-acte-viii-des-gilets-jaunes-sur-fond-d-insurrection-6159829

https://www.tendanceouest.com/actualite-306657-photos-et-videos-gilets-jaunes-contre-forces-de-l-ordre-violents-affrontements-a-caen.html

https://actu.fr/normandie/caen_14118/a-caen-lacte-viii-gilets-jaunes-reunit-3000-personnes-situation-se-tend_20661701.html

https://actu.fr/normandie/caen_14118/acte-viii-gilets-jaunes-emeutes-marche-caen-annule-dimanche-6-janvier_20665139.html

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