Comparaison France/ USA : une fausse bonne idée ? La spécificité française à l’aune de l’émancipation

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La spécificité Française est intrinsèquement historique. Sortir de cette conception universaliste républicaine ? C’est urgent. Même si au fond les valeurs profondes sont bien évidemment louables, en pratique cela reste hypocrite. Avec le mouvement que nous vivons, nous avons la possibilité de requestionner les fondements des valeurs de la république.

#blackouttuesday. Ce carré noir instagram symbolique reflétant la solidarité mais également l’inaction en demandant à ne "faire qu’un" n’est pas passé inaperçu, même en France. Le mouvement « black lives matter » initié par 3 femmes américaines en 2013 a pris de l’ampleur suite au meurtre de G. Floyd et s’est de ce fait, invité en France. Retour sur les mouvements de ces dernières semaines.

Le racisme : un système qui se déploie de manière singulière en France et aux États-Unis

Lorsque l’on pense racisme il s’agit avant tout de s’interroger sur les mécanismes socio-historiques de la production de "l’idéologie raciste" qui produit la “race”, en tant que phénomène sociologique et non biologique. C’est ce que démontre la thèse de la sociologue Colette Guillaumin dans les années 1970. Cette sociologue nous rappelle que la race est le reflet de conditions matérielles et sociales qui sont “tangibles réelles, brutales discriminantes” pour celles et ceux qui sont classé-e-s comme étant toujours “l’autre” dans l’imaginaire collectif. Au 19e siècle, la race devient une “catégorie intellectuelle” et une “perceptive prioritaire”. Le mot désigne des groupes humains, on pense en termes de différences culturelles à partir de critères géographiques, psychologiques ou sociaux. Si on prend également l’exemple du genre, ils n’existent pas biologiquement mais ils existent socialement car ces derniers ont de l’importance dans la société. En fait, on pense dans ces termes.

C’est l’entreprise économique, politique et idéologique du racisme qui crée la race. Or cela reviendrait à dire que la race n’existe que dans l’esprit de personnes racistes qui réagissent de manière raciste bien qu’elle soit le produit d’activités politique et économique. Nous pouvons alors nous demander ce qui fait la réalité de la race dans ce cas. La spécificité du concept de race pose davantage le problème que dans le cas du genre et de la classe. Il est en effet plus complexe de trouver une essence commune à tous les racismes que dans le genre et la classe puisque cette dernière renvoie à des rapports de positions dans les groupes sociaux et que le genre est une forme d’assignation à une position sociale telle qu’un type de travail naturalisé par le sexe biologique. La race elle, est un processus, historiquement construit et une catégorie socialement agissante.
En faisant l’analogie avec les propos de la sociologue Christine Delphy dans “Penser le genre : sur la question du genre”, le racisme structurel émerge à partir du moment où il y a une division hiérarchique entre au moins deux groupes “racisant” et "racisé-e-s”. En ce sens, la couleur de peau serait convoquée seulement en tant que marqueur d’un groupe social. C’est une idéologie raciste biologisante qui s’appuie sur une classe préexistante pour constituer une race ce qui se révèle être plus essentialisant dans le sens où l’on peut sortir de sa classe et non de sa race.

Quels sont les points communs du racisme dans ce cas ? Les critères physiques du racisme ne sont pas constitutifs du racisme et du principe de la division hiérarchique. En effet, premièrement, il ne couvre pas tous les cas d’expérience du racisme pourtant il y a intériorisation sur la base de la race en faisant référence à la race. Ensuite, il n’y a rien qui ne donne davantage de sens à la couleur de la peau. En ce sens, faire référence au racisme en faisant simplement référence au critère physique est présupposer que les “différences” qui sont formalisées et exacerbées par le racisme, auraient en elles-même une signification sociale, politique et économique. Cependant, c’est ce qui permet à ces signifiants raciaux de s’inscrire dans le temps et dans les rapports sociaux. Une fois constituées, ces catégories permettent et régulent les rapports sociaux. Sous formes de croyances, ces dernières les régulent en excluant des minorités de certaines positions politiques importantes (exemple durant La ségrégation raciale de jure aux États-Unis (1876-1964) ) ou de certaines situations civiques (exemple en France récemment à Lille où Assma une étudiante, s’est vu interdire l’accès à un cours à cause de son voile). On estime que cela pourrait enfreindre l’ordre social ou du moins le bouleverser. En ce sens, l’idéologie raciste permet la reproduction d’un ordre social fondé sur des divisions hiérarchiques et des discriminations.

Ainsi, nous avons un aperçu de ce qu’est le racisme systémique et ce dernier se déploie de manière singulière aux États-Unis et en France. En effet, si l’entreprise raciste en France et aux États-Unis part d’un socle commun qui est le développement du capitalisme industriel prenant appuie sur l’esclavage, les deux pays ont été fondé à partir de deux modèles différents. Les États-Unis, marqués par la ségrégation raciale, se sont développés dans un environnement socioculturel et politique relevant du particularisme, qui se définit comme un lieu de valorisation des particularités de chaque groupe sociaux. Ce modèle revient a traiter de manière égale des individus qui ne sont pas dans la même situation, cependant cela ne gomme pas des rapports de pouvoir que le système peut engendrer. En ce qui concerne la France, le discours républicain officiel universaliste favorise une conception unifiante de la « nation française ». « Une et indivisible » tel que le rappelle l’article 1er de la Constitution. La France se définit par principe inclusive. Or, cette conception unicitaire de la France masque des rapports de pouvoir puisque le principe universaliste rappelle un système qui serait unique ou l’individu doit s’adapter au système (et non le contraire), en gommant ce qui fait sa particularité afin de ne surtout pas heurter l’unité citoyenne, c’est-à-dire la norme créée par certains individus. Les citoyen.ne.s auraient les mêmes droits ce qui permettrait d’un coup de baguette magique l’égalité de tous et de toutes. Or pour ne citer que les deux exemples suivants, rappelons que certain.e.s peuples autochtones en Guyane sont encore dépourvus de pièce d’identité et que les métropolitain.e.s bénéficient toujours de l’indemnité de vie chère afin d’attirer les travailleu.rs.ses dans les DOM. 
Ainsi, nous portons les mêmes revendications dans des contextes différents. En effet, les violences policières sont loin d’être une spécificité étasunienne.
Tel que le rappelle Maboula Soumahoro, les associations et collectifs français comme Vérité et Justice pour Adama n’ont fait que « capitaliser » l’attention des médias sur l’affaire de G. Floyd pour ainsi permettre de re-centrer le débat des violences policières racistes et du racisme plus globalement en France. Le racisme institutionnel n’est pas nouveau et c’est pour cette raison qu’il paraît pertinent de rappeler quelques faits historiques « récents ». Ces faits concernent les politiques d’immigrations qui sont un pan important de notre histoire et qui reflètent parfaitement la gestion des individus perçu comme « autres » sur le territoire français ainsi que les vagues contestataires qui en découlent.
S’intéresser aux politiques d’immigration, c’est tenter de saisir une part des origines des violences policières qui structurent la "gestion" des populations perçues comme non-blanches. S’intéresser à cette époque permet de saisir les enjeux politiques et sociaux des actions et mouvements telles que la Marche et le Mouvement de l’immigration et des Banlieues. Mouvements desquels le Comité Adama et les autres s’inspirent notamment dans les revendications portées politiquement.

Rappel de faits historiques français

Dans les années 1970, suite à la crise économique liée au premier choc pétrolier de 1973 , l’État français prend la décision de durcir les politiques d’immigration pour palier aux difficultés économiques et ainsi réduire le taux de chômage. En effet, les accords d’Evian visant la libre circulation notamment entre la France et l’Algérie ne cesse d’être re-négociés. Georges Pompidou, met en place un contrôle de l’immigration à travers la circulaire de Marcellin/Fontanet, (1972) qui vise à limiter la régulation des mouvements migratoires. Cette circulaire plonge de nombreux immigré-e-s dans l’illégalité et provoque plusieurs réactions. Le gouvernement français doit faire face à une vague de protestations avec notamment une grande manifestation à laquelle des intellectuels comme J.P Sartre et M. Foucault participent. Des grèves de la faim ont également lieu. C’est à ce moment que la question de l’immigration entre dans l’actualité. Parallèlement à cela, émergent des discours sur le rejet de l’altérité. Ces discours ont lieu durant plusieurs événements. Durant l’été 1973, ont lieu des déclarations de personnalité-es publiques comme le cas d’Hervé de Font Michel, (Maire de Grasse, à cette époque), qui proclame être « envahi ». Des affrontements puis des ratonnades se produisent et ces épisodes marqueront le début de déclarations s’inscrivant dans des idéologies nationalistes et identitaires revendiquées au sein de l’espace publique. C’est le cas lors du meeting de l’Ordre-Nouveau à la Mutualité le 21 Juin 1973 où le slogan scandé « halte immigration sauvage », se montre particulièrement violent et révèle une déshumanisation de l’immigration. Un peu plus tard, le 3 juillet 1974, le gouvernement suspend l’immigration. Trois ans plus tard, Lionel Stoléru, secrétaire d’État chargé des travailleurs et des immigrés, instaure une « aide au retour » de 10 000 francs (le « million Stoléru »), qui est versée aux immigré-e-s acceptant de rentrer définitivement dans « leur pays » mais il crée également des « quotas » de non-renouvellement de titres de séjours. Une fois que l’on a été cherché des personnes dans les anciennes colonies pour reconstruire le pays après la Guerre, on demande à ces personnes et leurs descendant.e.s de quitter les lieux. Puis, en 1980, la loi Bonnet, augmente les possibilités d’expulsion et le refoulement des étranger-e-s. C’est notamment la « double peine » dont sont victimes les jeunes puisque, s’iels sont condamné-e-s par la justice, iels peuvent également être expulsé.e.s de France. Tout cela ne rappellerait-il pas l’idéologie raciste ? On est bien d’accord...
On pourrait croire que l’élection de François Mitterrand en 1981 marque un tournant aux politiques d’immigration. En effet puisqu’il décide de régulariser 130 000 étrangers en situation irrégulière, favorise le regroupement familial, supprime la loi Bonnet et l’aide au retour. Cependant, cette politique connaît un bouleversement à partir de 1983. Pour cause, la montée du Front national de Jean-Marie Le Pen et le retour des thématiques migratoires dans le discours politique amènent les gouvernements de Pierre Mauroy puis celui de Laurent Fabius à intensifier les vérifications d’identité. Les contrôles sont justifiés par la lutte contre l’immigration clandestine. C’est l’institution du contrôle au faciès et des violences qui en découlent. Le racisme policier se déferle. Rappelons-nous d’ailleurs du meurtre de Malik Oussekine. Les travailleurs immigrés de l’automobile font à cette époque entendre leurs revendications durant les grèves de Talbot et Renault en 1983 et 1984. En plus des logements insalubres (SONACOTRA) et des services sociaux dysfonctionnants, les ouvriers accumulent plusieurs années de discriminations au travail à travers une catégorisation ethnique et un manque de perspectives professionnelles. Ce que l’on retrouve dans beaucoup de discours de racisé.e.s aujourd’hui d’ailleurs. En 1983, une partie de la population catégorisée comme « autre » décide de faire entendre leur voix à travers la Marche de l’égalité. Il est d’ailleurs intéressant d’analyser la sémantique de la marche de l’égalité et contre le racisme qui fût renommée la marche des « beurs ». A partir de ce moment, le racisme n’est plus considéré comme quelque chose qui concerne tout le monde mais il est bien spécifique à une partie de la population : les arabes.
A cette époque, les immigré.e.s sont littéralement parqué.e.s dans les banlieues, tout autant qu’aujourd’hui. La gestion des individus non-blanc.he.s passe par une gestion de l’espace urbain qui se définit comme excluant dans la mesure où tout est fait pour les éloigner des centres- ville et met alors en exergue la condition sociale de dominés.
Tandis que la Marche résonne fortement médiatiquement, les revendications sociales portées telles que la réouverture de certains procès pour crimes racistes et la demande de création de la carte de séjour de 10 ans (obtenue) sont occultées et le mouvement est quant à lui récupéré par SOS racisme lui-même reçus à bras ouverts par les socialistes.

Entre le « stuck in time » et la conscientisation des jeunes

Lors des élections de 1984, la question de l’identité nationale surgie. Elle vient sur la scène politique dans la stratégie de J. Le Pen lors des élections européennes. Ce dernier va alors suggérer une approche homogénéhisante de l’identité. Selon cette approche, l’identité nationale française est perçue comme une essence héritée qui permet de différencier les « vrais français » des autres. Ce discours attire l’attention sur un danger, une menace qui est encourue et due à « l’autre » qui est considéré comme un ennemi. C’est aussi un discours qui appelle à la défense d’une pseudo-identité collective, une pseudo-authenticité et cette défense est nécessaire dans le discours et la stratégie politique pour créer cette peur. Aujourd’hui par rapport à d’autres époques, cet ennemi ne vient plus de l’extérieur mais de l’intérieur, c’est l’islam et les français.es issus de l’immigration post coloniale.
Durant les années 1990 et 2000, on observe l’apparition du terme diversité dans l’espace public. Il fait d’ailleurs l’objet d’adoption des deux directives 2000/43 et 2000/78 relatives à l’égalité de traitement sans distinction de race ou d’origine ethnique et celle de la devise « Unie dans la diversité ». La diversité s’accompagne de tolérance qui appelle au respect des « différences culturelles » dans divers domaines tels que les médias, la politique, le logement, la fonction publique etc. Pour une grande partie de la population en France, cette conception universaliste est encore bien ancrée. Le racisme ne serait d’ailleurs qu’un problème de « droite ». Cependant, il faut se méfier de l’acceptation angélique car elle réduit la tolérance et la diversité à une simple attente de relations humaines harmonieuses et ce malgré les rapports de pouvoir et de domination qui peuvent exister. A contrario, prôner sans arrêt la « différence culturelle » est faire souvent l’apologie de la différence. Finalement on n’est jamais que « différent de ». Car quelque chose est toujours différent par rapport à quelque chose d’autre, ce quelque chose d’autre étant la référence permettant de dire que c’est différent. Nous l’avons vu, cela aboutit à un processus de catégorisation et de hiérarchisation. Dans le cas où l’on prône la différence, on fait souvent référence à un profit du style « la différence est une richesse ». Ce qui implicitement évoque un intérêt économique à promouvoir la différence.
On n’ira rarement dire à un ch’ti-auvergnat que ses origines sont une richesse en fait.

Le mouvement social que nous vivons aujourd’hui en France rassemble 2 pensées. La pensé « tolérance » et les millennials conscientisé.e.s. Dans le premier cas, on est resté dans les années 1990. Aucune déconstruction n’a été faite depuis 30 ans. Ne pas être raciste semble vouloir dire être « anti-raciste ». D’ailleurs « j’comprends pas pourquoi on me demande de baisser ma pancarte "all lives matter" ». Cette approche ne voit pas les couleurs, et c’est "construit" de penser cela puisque c’est ce qui est enseigné à l’école. La race est un tabou, d’ailleurs on n’est toujours mal à l’aise lorsqu’une personne nous raconte une expérience de discrimination. Les millenials elleux, ont par contre grandit avec internet là où de nombreuses ressources sont disponibles. Cette génération est connectée, ensemble on déconstruit et on se conscientise. On nie moins les rapports de domination. On est fière d’être queer, on affirme son ou ses origines ethnique(s) et son ou ses orientation(s) sexuelle(s). On va titiller l’universaliste. On fait des grèves et des marches pour le climat. Cette génération a des modèles. L’un des principaux étant des États-Unis. On ne sortira jamais vraiment de l’american way of life comme un idéal malgré les nombreuses critiques de la mondialisation. Mais qui sommes-nous pour juger de l’inspiration des engagements de cette génération après-tout ? Cependant une partie se revendique du MIB qui descend tout droit de la Marche. Crée en 1995, il a la volonté de se montrer plus radical de la Marche et refuse surtout toute récupération. Il s’inscrit dans les banlieues et pour les banlieues. Une volonté d’émancipation qui se retrouve aujourd’hui dans les comités "Justice et Vérité".

Le « genoux à terre » des flics ou l’acceptation de la violence institutionnelle

Là où on pourrait effectivement parler de mimétisme des États-Unis c’est dans l’injonction des flics à poser un genou à terre lors de manifestations. Si ce genou à terre reste un symbole ancré dans l’histoire des États-Unis, il prend tout juste naissance dans les pratiques manifestantes en France. Mais il n’est pas sans rappeler que la police possède la violence. Les armes sont dans son camp. C’est une violence dite « légitime ». Elle représente l’État. Le contrôle d’identité est totalement arbitraire, c’est un contrôle des corps. Ce corps ne nous appartient plus alors qu’un contrôle devrait uniquement intervenir lors d’une suspicion et seulement là. Le contrôle d’identité, les fouilles au corps et les chasses sont du racisme institutionnel. Les violences qui découlent de ces contrôles sont du racisme d’État. « Cela concerne que certains policiers » nous affirmait il y a peu Castaner. Si pour ces policiers ces contrôles et violences semblent être minoritaires dans la vie d’un policier, eh bien pour les personnes qui le vivent cela constitue une grande partie de leur vie quotidienne. Cela structure la vie de beaucoup de français.es. Alors demander à des flics de se mettre à genou c’est accepter cette violence et ce racisme institutionnel. Demander à des flics de se mettre à genoux ne changera strictement rien puisque le problème est bien plus profond que cela et nous l’avons vu tout le long de cet article. Demander aux flics de mettre un genou à terre c’est jouer le jeu de l’universalisme républicain. Je peux vous assurer que si genou à terre il y a, le lendemain, cela ne les empêchera pas de recommencer à insulter, humilier, frapper, violer et tuer. Alors n’espérons pas faire la même que les États-Unis, sauf peut-être à Minneapolis. Ne pensons pas que nous sommes « moins pire » qu’eux. Construisons seulement notre mouvement en accord avec les revendications qu’ont porté d’autres avant nous et inventons notre propre mouvement. Réclamons la dissolution des forces du désordre, rappelons-nous qu’elles descendent tout droit de la police des noirs aux XVIIe et XVIIIe siècles et des ratonnades.

Enfin, la spécificité Française est intrinsèquement historique. Sortir de cette conception universaliste républicaine ? C’est urgent. Même si au fond ses valeurs profondes sont bien évidemment louables, en pratique cela reste hypocrite. Avec le mouvement que nous vivons, nous avons la possibilité de requestionner les fondements des valeurs de la république. En déboulonnant les statues érigées en faveur du colonialisme, cela permettra d’ouvrir le débat sur le colonialisme toujours à l’oeuvre aujourd’hui, et surtout d’encourager les initiatives décoloniales en métropole. Car si cela a déjà commencé en Martinique par exemple, la métropole est loin derrière. A aucun moment nous accepterions d’ériger une statue d’Hitler ou de tout autre terroriste quel qu’il soit alors pourquoi nommer des rues (Gallieni par exemple) et conserver des statues qui rappellent le massacre de peuples et le pillage des ressources des « anciennes » colonies ? En ce sens, refuser toute récupération de ce mouvement est plus que primordial pour lui permettre de s’inscrire dans une remise en question radicale du système. Cela doit passer par le rapport de force (y a -t-il un autre moyen au fond ?), et il se fera ainsi. Comme le rappelle si bien le Comité Invisible :

En cendres, tout devient possible

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Par Chikitita

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