Convergences & Détournements #110 Abolir la famille en 6 étapes

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Des grands parents à la nièce de 12 ans, cette revue de presse est un support de politisation idéal pour l’ensemble de la famille.

Pour un devenir révolutionnaire intergénérationnel, de plus ou moins 7 à 77 ans.
Convergences & Détournements

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ABOLIR LA FAMILLE EN SIX ÉTAPES

M. E. O’Brien, autrice et journaliste pour la revue queer-communiste Pinko nous propose un programme limpide en six étapes. Paru initialement sur le site de la revue Commune le 30 décembre 2019, ce texte a été traduit par Trou Noir :

"À mesure que la production communiste investit les usines et les champs, l’abolition de la famille s’expérimente dans les nouvelles communes permanentes de reproduction sociale collective. Chaque commune compte environ 200 personnes. La cantine de lutte, devenue permanente, fournit des repas à tou.te.s les habitant.e.s. À la tente des street medics succède un véritable centre de santé. La place où s’assemblaient autrefois les habitants en lutte devient le lieu de leur auto-administration démocratique. Les désuets cercles de djembé et de didgeridoo laissent place à des espaces où l’on peut enregistrer de la musique et faire de l’art. De véritables crèches où les enfants apprennent et grandissent ensemble se substituent aux anciennes gardes collectives. Si des regroupements de chambres privatives destinés à ceux et celles qui souhaitent des unités de type familiale ou, par exemple, vivre avec leurs enfants, sont toujours à disposition, la majeure partie de la vie se déroule désormais dans les espaces collectifs. C’en est fini du règne des maisons, des bagnoles et de la consommation individuelles. Sur cette base, l’humanité peut enfin collectivement s’attaquer au changement climatique."

Lire l’article

Giorgio Agamben : Coronavirus et état d’exception

"Il semblerait que, le terrorisme étant épuisé comme cause de mesures d’exception, l’invention d’une épidémie puisse offrir le prétexte idéal pour les étendre au-delà de toutes les limites.

L’autre facteur, non moins inquiétant, est l’état de peur qui s’est manifestement répandu ces dernières années dans les consciences des individus et qui se traduit par un réel besoin d’états de panique collective, auquel l’épidémie offre une fois de plus le prétexte idéal.
Ainsi, dans un cercle vicieux et pervers, la limitation de la liberté imposée par les gouvernements est acceptée au nom d’un désir de sécurité qui a été induit par ces mêmes gouvernements qui interviennent maintenant pour le satisfaire."

Cet article est initialement paru en italien sur le site du journal Il Manifesto, il est traduit en français par ACTA.

Sur le même thème nous recommandons aussi "Le coronavirus et l’état d’exception en chacun", à lire sur lundimatin et encore cette traduction de la revue Chuang "Contagion sociale, Guerre de classe microbiologique en Chine".

Aux esprits Mangouste

Retour sur l’histoire riche et souterraine des squats lillois avec la publication d’un ensemble de documents à propos de l’aventure de La Mangouste.

Lu dans Esquinte

Contre la vie chère, réappropriation générale !

Compte-rendu de l’action d’auto-réduction du 22 février 2020 au Bio c’ Bon de la Rue des Pyrénées à Paris par le Groupe d’Auto-réduction Vénère (G.A.V).

Lu sur ACTA.

Le Grand Paris est un écocide

« Contre la métropole »
[Tribune]

"Dans le vieux monde de l’urbanisme, la métropolisation reste l’unique horizon désirable de la condition humaine. C’est la grandeur d’un mythe productiviste toujours vif qui a depuis quelques siècles déjà l’artificialisation de la planète comme emblème de civilisation, par concentration et polarisation, densification et bétonisation. Dès lors, contre le mot d’ordre de la démesure et la décadence urbaine qu’il engendre, celui du jour est indéniablement de désurbaniser. Et, à en juger par la pléthore de tribunes du monde vantant les mérites d’une métropolisation « régulée », commencer par démanteler l’idéologie technocratique et ses fétiches. D’autant qu’on assiste à la démultiplication des formes d’habiter à taille humaine, contre la métropole. Car il est simplement impossible de prendre soin du vivant entassé.e.s et compressé.e.s à ce point. Les gens préfèrent être vivants... en précipitant l’effondrement métropolitain, ne serait-ce, simplement, qu’en partant."

Texte de réponse à une tribune collective appellant à une métropole « attractive, solidaire, durable et démocratique », publiée dans Le Monde du 19 février. Ce second texte, contre la métropole, signée par une cinquantaine de chercheurs, collectifs, et intellectuels, refusé par les journaux Le Monde et Libération, est finalement disponible dans notre hebdo préféré : lundimatin.

Élisée Reclus : Lettre à Jean Grave

Sur le vote.

"Voter c’est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l’honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages — et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l’homme change avec lui. Aujourd’hui, le candidat s’incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L’ouvrier, devenu contre-maître, peut-il rester ce qu’il était avant d’avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n’apprend-il pas à courber l’échine quand le banquier daigne l’inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l’honneur de l’entretenir dans les antichambres ? L’atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s’ils en sortent corrompus."

Lettre adressée à Jean Grave, insérée dans Le Révolté du 11 octobre 1885.

 

Nuit debout, le 49.3 et la démocratie

"Le 10 mai 2016, à l’annonce du recours au 49.3 par le gouvernement, la Nuit debout parisienne, qui semblait depuis quelque temps avoir quelque peu déserté le terrain de la lutte contre la loi travail, a immédiatement appelé à se rassembler devant l’Assemblée nationale, dénonçant un « déni de démocratie ». Outre que ce langage soit celui de la gauche parlementaire contre laquelle nous sommes de facto en lutte, il révèle plus profondément le rôle d’encadrement citoyen que s’est donné la Nuit debout parisienne, et révèle certaines contradictions internes du mouvement contre la loi Travail."

Un article de 2016 à lire dans Carbure.

Paris - 26 mai 2016

Photo : Jan Schmidt-Whitley

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Qui est Convergences & Détournements ?

Collectif révolutionaire, notre objectif est d’accompagner toutes et tous dans leurs premiers pas vers les luttes sociales. Chaque semaine, nous réalisons une revue de presse, à mi-chemin entre un outil d’éducation populaire et un pastiche de la revue Le Voleur.

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