Halte à la spoliation du commun !

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1 complément

Halte à la spoliation du commun :
La forêt de Lanouée ne sera plus jamais le terrain de jeux des capitalistes ! 16 éoliennes de 200m de haut dans le 2e massif forestier de Bretagne, classé Zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique.

Quelques impacts écocides du projet :
• 4 500 m² de zones humides bétonnées
• Assèchement de couloirs à amphibiens
• 60 espèces protégées dont l’habitat est détruit par le chantier
• 11,4 hectares déforestés, 320 hectares de chantier

L’éolien ne sauvera pas la planète. La surconsommation d’électricité, encouragée par des puissants avides de profits, le mythe de la croissance infinie et celui de la croissance verte, précipitent le déclin de la biodiversité telle que nous la connaissons.
Peut on encore croire que Boralex, investisseur canadien qui ose déforester à tour de bras, qui obtient une dérogation au code de l’environnement pour son entreprise écocide, se soucie réellement de l’écologie ? Peut on encore utiliser l’argument écologique pour détruire une forêt , l’habitat de centaines d’espèces dont plus de 60 protégées ?
Peut on vraiment croire que tout cela est réellement réalisé pour le bien commun et non pas à des fins mercantiles ? Peut on encore croire que Boralex se soucie réellement de notre futur ?

Nous n’y croyons pas. Nous ne sommes pas dupes, et il faut être réalistes ; si ce projet écocide prend place, il ouvre la porte à la destruction massive de la biodiversité et du bien commun.

Les derniers rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), de l’IPBES (plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) et de tant d’autres experts sont formels : Pour stopper le déclin de la biodiversité et tenter d’échapper aux conséquences catastrophiques du réchauffement climatique, l’arrêt de la déforestation est une priorité .
L’IPBES nous dit « Le risque de pandémie augmente rapidement, avec plus de cinq nouvelles maladies qui émergent chaque année, dont chacune a le potentiel de devenir pandémique » Les différents rapports citent clairement comme solution le fait de « S’attaquer aux facteurs de risques, notamment à la déforestation. »

Il n’est plus temps de cautionner le capitalisme « vert ». Il n’est plus temps de croire qu’une poignée de riches se soucieraient plus de notre futur que de leur portefeuille. Aujourd’hui est venu le temps d’ouvrir les yeux. La protection des forêts doit devenir une priorité citoyenne !

Ne laissons pas notre avenir aux mains des actionnaires. Reprenons le pouvoir ! Ensemble, nous pouvons les faire reculer. Ensemble, nous allons défendre la forêt !
Nous savons que beaucoup de choses on déjà étés tentées, mais rien n’est perdu, loin de là.
Alors ensemble, montrons leur que nous ne sommes pas le peuple soumis auquel ils croient avoir à faire. Montrons que nous sommes mobilisé.es dans la défense de nos espaces naturels et plus que jamais dans la défense de nos forêt et du vivant. Montrons leur que nous n’acceptons plus leurs décisions meurtrières. Montrons leur que plus jamais nous ne les laisserons détruire impunément le vivant. Nous sommes sensibles à la protection du vivant, et dans ce sens, nous vous appelons à nous rejoindre !

Carnaval festif, militant et citoyen
Le samedi 12 février à 13h30 rassemblement devant la mairie de Lanouée (centre-bretagne)
En protestation au projet de centrale éolienne en forêt de Lanouée

Soyons uni.e.s.
Nous ne sommes pas dupes. Reprenons la défense de la forêt !

S’il faut être citoyen.ne et ne pas jeter cet appel sur la voie publique, nous vous invitons cependant à le photocopier, le reproduire et à le diffuser largement autour de vous, dans et hors de l’espace publique !

Sources :
https://ventdeforet.jimdofree.com/
https://www.boralex.com/fr/projects/moulins-du-lohan/

Contact :
lanoueevivante@riseup.net

samedi 12

Halte à la spoliation du commun !

Lanouée
mercredi 9

Halte à la spoliation du commun ! - Réunion publique

Rennes
samedi 9

Manif à la ZAD de Lanouée

Lanouée

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  • Le 9 février à 14:46, par

    Suite à l’article diffusé dans Courant Alternatif 316 de janvier faisant état de l’épineuse question des difficultés de logement et de la prolifération des résidences secondaires au PAYS BASQUE [1], nous abordons ce problème en Bretagne : « l’Accaparement des richesses n’est pas quelque chose de naturel, c’est un choix politique » [2]

    EXPLOITATION D’ÉTAT .

    On peut poser comme base du problème que la France, pays progressiste porteur de valeurs humaines et universelles se targuent de respect des droits de l’Homme, n’est toujours pas capable d’assurer un droit au logement alors que celui-ci devrait la première de nos exigences et apparaît dans le préambule de notre Constitution. Pour habiter un territoire, il faut avant tout un toit ! En théorie la loi garantit un : « droit au logement opposable », il est donc possible de saisir le tribunal administratif si les pouvoirs publics ne vous trouvent pas de logement dans un délai acceptable ou si le votre est indigne.
    Pas de chance celle-ci entre en contradiction depuis les années soixante avec le projet de la DATAR[Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale, organisme crée en 1963 remplacé en 2014 par la CGET, Commissariat général à l’égalité des territoires] de faire de la Bretagne la principale usine agro-alimentaire de France mais également un haut-lieu touristique ! Cette spécialisation des territoires est décidée au sommet de l’État sans aucune connaissance ni surtout de respect pour les habitants . Un objectifs pour ces élites : séparer les espaces productifs des espaces récréatifs. Le but étant de consommer des paysages donc des pays comme on consommerait n’importe quel autre bien à partir du moment où l’on en a les moyens.

    LA BRETAGNE EST UNE MARCHANDISE ?

    La notion de paysage ( dont la racine est : « pays ») introduite ici n’est pas anodine, elle fait partie intégrante du problème. La question des logements et notamment de la prolifération des résidences secondaires recoupent un tas de problématique grave : le travail, les trajets pour s’y rendre : trajets pendulaires ; la fermeture des écoles, la pollution, les transports en commun la déperdition des terres agricoles, la ségrégation sociale...D’ailleurs, l’article de Kristine [3] pour le pays basque était édifiant au niveau des chiffres et de ces conséquences, montrent que la Bretagne n’est pas une exception.
    A présent, faisons un tour d’horizon en Bretagne. En 2017, malgré quelques différences entre nos départements, il n’en reste pas moins que nous en sommes à : 13,7% de résidences secondaires en Finistère, 7% pour l’Ile et Vilaine, 17% pour les Côtes d’Armor, 18% le Morbihan. Sachant que ces données ont profondément évoluées depuis le début de la pandémie de Covid-19 : les prix de l’immobilier se sont envolés de plus de 2,8% entre Mars et Juin 2020 ! Un record ! C’est dans le pays de Vannes où l’on constate les plus graves dérapages : dans certaines communes du Golfe du Morbihan les habitants à l’année sont ultra-minoritaires : à Carnac on compte 71,4% de résidences secondaires, 59% à Locmariaquer, 73,2% à l’île aux Moines, 79,7% à Arzon. En Ile et Vilaine, plus on se rapproche de l’estuaire de la Vilaine plus on tourne autour des 70% ! Dans les Côtes d’Armor : St-Quai Portrieux, Fréhel, Pléneuf-Val-André, St-Malo, Cancale, Paimpol, on flirte avec les 60%. Dans le Finistère, où le phénomène est plus récent car il démarre dans les années 2010, on atteint depuis l’été dernier des taux alarmants de résidences secondaires : Audierne 41,2%, Primelin 44,3%, Pont-Croix (1417 habitants) 27%, Douarnenez 22%, sans parler des îles : Sein (243 habitants) est à 60,7%.

    ZONES DE TENSIONS .

    Bref, nous pouvons clairement parler de zones de tensions [3], statut qui existe sur le plan juridique mais qui ne peut être appliqué que par le maire de la commune. C’est à dire que cette décision revient à une seule personne de manière essentiellement verticale, uniquement basé sur un bon vouloir.
    Quelles solutions ? La surtaxation des résidences secondaires ? Le plafonnement des résidences secondaires ? L’application d’un statut de résident ? Par exemple, La Suisse a opté par référendum en 2012 pour un plafonnement maximum du taux de résidences secondaires par commune.
    La difficulté principale sur notre territoire c’est l’âge : Le Finistère et par extension la côte Bretonne sont occupés majoritairement par des retraités bien installés pour lesquels il n’est plus question de crédit ni de problème de transport pour le travail, l’école etc.... Une catégorie difficilement mobilisable pour enrayer le phénomène. Comme beaucoup d’autres « pays » de France ou d’Europe : Pays Basque, Grèce, Espagne, Portugal, Italie... ne peut-on pas redouter la création de réserve à l’ Indienne ?

    Doit-ont envisager une prochaine chasse des locaux ? Jusqu’où la bourgeoisie va-t-elle s’octroyer le droit d’acheter des territoires en toute impunité sans se soucier des conséquences sur la transformation des modes de vie, des paysages.. A Pont-Croix, le financement de la totale rénovation d’un bâtiment suite à un incendie qui l’avait entièrement ravagé, Le Petit Séminaire, bâtiment public et communal, a été financé grâce à l’argent public : donc directement sur le dos des Pontécruciens mais l’exploitation immobilière de ce lieu a été confié (sans aucune concertation municipale) à un investisseur privé, qui pratique des loyers indécents ! Le loyer moyen encaissé pour un appartement ( autour de 60m2) en ces lieux est de 700,00 euros ! Quel jeune qui gagne un smic peut-il louer et vivre dignement dans ces conditions ? Quelles perspectives pour les primo-installants qui veulent VIVRE sur le territoire ?

    DES MOYENS , DES ACTIONS .

    Loin d’être désespéré, c’est un sujet dont on parle ici . Il n’est pas question d’omerta, l’inquiétude et la susceptibilité locale se sont réveillées. Hasard du calendrier en octobre 2021 est sorti l’ouvrage de Jean Moallic, Gilles Simon et Fanch Le Hénaff : Plogoff une lutte au bout du monde, qui revient sur la lutte des habitants de Plogoff contre un projet d’installation d’une centrale nucléaire à la Pointe du Raz (Finistère) et qui donne une touche d’optimisme dans les moyens de la lutte [4]. D’ailleurs la campagne politique locale clairement menée et pleinement assumée par l’UDB [5] prouve que la dynamique est lancée et que la question est prégnante.
    De là à soulever des torrents de manifestants plusieurs étapes de la lutte restent à franchir. Le combat n’est pourtant pas nouveau, il remonte aux années soixante qui ont fait de la Bretagne une terre d’agriculture intensive, connaissant aujourd’hui les conséquences d’une telle politique : transformation radicale des paysages, pollution systématique et profonde des terres et des cours d’eau, algues vertes en constante prolifération sur nos plages, fermeture sanitaire des plages et maintenant afflux de touristes. Sur une nature qui souffre et peine beaucoup à digérer la merde des élevages et des marées noires c’est le capitalisme qui est une marée de merde. Après la merde des cochons, la merde des touristes.

    BATMAN et RIBINE

    source : http://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article3013

    [1CA 316 - Pays basque nord : stratégie contre la spéculation foncière et immobilière

    [2Nil Caouissin, Élu régional, autonomiste breton, porte parole de l’UDB, Union démocratique bretonne

    [3En matière de logement, la tension d’un marché immobilier local est définie par le niveau d’adéquation sur un territoire entre la demande de logements et l‘offre de logements disponibles. Une zone est dite « tendue » si l’offre de logements disponibles n’est pas suffisante pour couvrir la demande (en termes de volume et de prix). Selon la définition du Ministère de l’écologie et de la transition énergétique

    [4Plogoff une lutte au bout du monde, éditions Loculus Solus, Châteaulin, 2021, 176 pages. Ouvrage à propos duquel nous vous proposerons une critique en bonne et due forme dans un prochain numéro

    [5Union Démocratique Bretonne, parti indépendantiste de gauche Breton fondé en 1964

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