Comptes-rendus des deux journées de mobilisation à Rennes en solidarité avec les habitant·e·s d’Aulnay-Sous-Bois

- Compte-rendu de la journée de mobilisation de jeudi à Rennes en solidarité avec les habitant·e·s d’Aulnay-Sous-Bois.

La suite du mouvement...

Jeudi soir, le rendez-vous était donné à 20h à République. Nous étions moins nombreux·ses que la veille (environ 150) à partir en cortège vers 21h, avec toujours la ferme volonté de faire du bruit malgré le froid et les fourgons disséminés à l’entrée du centre ville. Nous nous sommes d’emblée joyeusement dirigé·e·s vers ce même centre. Voulant passer par l’escalier du vieux Gaumont, pour une fois laissé libre par la BAC, nous courons vers la place St Michel, mais entendons qu’une partie du cortège n’a pas pu suivre, suite à une charge sur l’arrière du Gaumont. L’avant empreinte en courant les petites rues menant vers la place des Lices, et remonte vers la place St Anne, puis la rue du Penhoët. Retour à St Anne en attente du second groupe, puis nous descendons la rue St Louis. L’avant s’enfonce dans le bas de la rue, tandis que la BI se positionne tout au fond alors que le cortège est à nouveau scindé en bas de la maison du peuple par la BI en fourgons. Bloqué, un groupe de gens à pu fuir, puis quelques rares autres se sont retrouvés brièvement nassés et sont sortis sans contrôle.
Suite à ça, des groupes éparts ont silloné la ville à la recherche les uns des autres, pour prendre des nouvelles. L’hélicoptère a fait son apparition et a fini par se focaliser sur des groupes de 5-6 personnes. La confusion régnait un peu.
Mais finalement qu’avons nous à déplorer ? Des gens se sont fait taper, à au moins deux reprises, et il y aurait au moins deux blessés. Une partie d’entre nous a fini par se retrouver à discuter place St Anne, et les flics sont partis sous les huées, provenant tout autant des manifestant·e·s que des terrasses des bars. Effectivement, tout le monde déteste la police !

Rdv vendredi 10 février à 18h à République

- Comptes-rendu de la manif de mercredi 8 février Rennes en solidarité avec les habitant·e:s d’Aulnay-Sous-Bois.

En réaction aux exactions policières commises à Aulnay-sous-Bois, à l’occupation militaire du quartier qui suivit, et au fait que la police tire à balles réelles sur la foule, 400 personnes se sont retrouvées hier soir à 20 heures place Saint-Anne à Rennes. Le mot d’ordre était clair : solidarité avec les habitants d’Aulnay et contre les violences policières.
Le dispositif policier présentait une particularité inédite à Rennes : non seulement la place était cernée par une compagnie de CRS, mais à chaque coin de rue, des agents en armure arboraient des fusils d’assaut. Il faut croire que l’État entend dorénavant gérer révoltes et mouvements sociaux avec des armes de guerre.
Néanmoins les flics restent discrets sur la place, nous essayons de former un cortège pour défiler dans la ville, la manifestation s’ébranle en scandant « flics, violeurs, assassins », nous sommes bloqués par un cordon de CRS au bout de la rue Saint-Michel. Demi-tour. Mais les gens ne veulent pas rester statiques. Nous empruntons la rue d’Échange au risque de nous voir bouter hors du centre-ville. Un certain nombre de gens nous ont rejoint, nous descendons la rue en courant dans l’espoir de percer une brèche dans le dispositif policier. Nous sentons l’énergie et les pratiques de la lutte contre la loi-travail traverser notre cortège, certains sont cagoulés, d’autres portent des lunettes de piscine et s’équipent de matériel urbain pour d’hypothétiques barricades, nous sommes 500.
Repoussés plusieurs fois par des cordons de flics qui nous tiennent en joue au flash-ball et chargent pour nous faire reculer, comme au carrefour de la rue de Saint-Malo où deux personnes sont interpellées, nous finissons sur le quai de Chezy où un feu de poubelles est allumé face à une ligne de flic. Nous retournons sur la place Saint-Anne où le cortège se disperse après quelques projectiles envoyés sur les flics qui gardent la rue du comico de Penhouet, et une salve de grenades lacrymo.

Nous entendons maintenir la pression dans notre centre-ville : si nous dispersons les forces policières, il sera moins facile pour eux de continuer à terroriser les habitants des quartiers populaires. Il n’est pas question de voir ainsi s’affirmer la toute-puissance et l’impunité policière. Nous devons nous opposer matériellement à cette mécanique sordide. Pour cela appelons à de telles manifestations dans toutes nos villes, usons les forces policières, créons des fronts multiples et déterminés. Que plus personne ne puisse ignorer le vrai visage de leur « paix sociale ».

Soyons plus nombreux·ses et déterminé·e·s, expérimentons de nouvelles stratégies pour déjouer leurs dispositifs. Reconduisons ces appels sans faillir, les autres villes nous rejoindrons.

La police torture, la troupe tire de nouveau sur la foule, ne nous laissons pas faire !

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