Comment atteindre l’objectif zéro mal-logé-e à Rennes ?

Dans le cadre de la campagne électorale pour les municipales, La Bouffée vous invite à son deuxième débat public, ouvert à tous et toutes :

Comment atteindre l’objectif zéro mal-logé-e à Rennes ?

Mercredi 29 janvier à 18 h 30

Maison de quartier de Villejean, 2 rue de Bourgogne (métro Kennedy) de 18 h 30 à 21 h.

* Pour préciser notre démarche, nous vous invitons à lire ci-dessous l’annonce générale de tous les débats à venir.
* Pour introduire le débat, nous vous invitons à lire ci-dessous aussi notre déclaration d’intentions qui détaille les mesures que nous voulons soumettre à la discussion collective.
Comme vous le verrez, un peu d’utopie ne fait pas de mal...

ANNONCE GÉNÉRALE DES DÉBATS À VENIR

La Bouffée [Bande Optimiste Utopiste Fondée sur un Faible Espoir Électoral] est un mouvement politique rennais. Créé en 2011, il est composé de personnes qui ont participé ou qui participent à différents mouvements sociaux (sans-papiers, féministes, chômeurs, écologistes, éducation, étudiants, lycéens, retraites, démocratie directe...).

Nous luttons pour une société égalitaire. Nous ne voulons pas diminuer les inégalités, nous voulons les supprimer. Et toutes ! (vous trouverez en fichier joint la liste originelle de nos objectifs en faveur de l’égalité).

Depuis 2011, nous avons mené des actions locales diverses (débats, journal local, actions de rue, cours participatifs, etc.). Nous avons même eu deux candidat-e-s aux élections législatives de 2012, où nous avons réalisé un score extraordinaire d’environ 0,12% ! Après avoir mis plusieurs années à digérer ce succès, nous nous interrogeons aujourd’hui sur l’échelle municipale : n’est-ce pas le bon niveau pour entamer la mise en œuvre d’une égalité réelle à tous points de vue (économique, sociale, politique, écologique) ?

Nous avons donc décidé d’organiser plusieurs soirées-débats dans le cadre de la campagne municipale. Ces débats ont deux objectifs :

réfléchir aux modalités concrètes de la mise en œuvre, à une échelle municipale, des revendications de La Bouffée.
rencontrer et faire participer des gens qui auraient envie de tenter l’aventure de se présenter aux élections municipales de mars 2020 et de briguer la mairie de Rennes.
Le projet est un peu fou et, pour l’heure, nous avons délibérément axé nos discussions sur quelques mesures municipales plus ou moins utopistes en proposant les thèmes de débats suivants :

Débat 1 = Mercredi 22 janvier à 18 h 30

Comment assurer un service municipal de l’autosuffisance alimentaire à Rennes ?

Débat 2 = Mercredi 29 janvier à 18 h 30

Comment atteindre l’objectif zéro mal-logé-e à Rennes ?

Débat 3 = Mercredi 5 février à 18 h 30

Comment supprimer l’usage de la voiture privée à Rennes ?

Débat 4 = Mercredi 12 février à 18 h 30

Comment abolir le chômage à Rennes ?

Débat 5 = Date et lieu non arrêtés.

Comment aller vers l’égalité des revenus à Rennes,en commençant par une retraite vraiment universelle de 2000 euros par mois et par personne ?

Ce sera où ? Chaque soirée-débat aura lieu à la Maison de quartier de Villejean, 2 rue de Bourgogne (métro Kennedy) de 18 h 30 à 21 h.

Ça se passera comment ? Chaque soirée-débat se déroulera de la manière suivante...
* Nous ferons d’abord circuler une semaine avant la soirée-débat un court texte présentant les propositions concrètes de la Bouffée pour atteindre l’objectif visé (par exemple un service municipal de l’autosuffisance alimentaire à Rennes).
* Ce texte accompagnera l’invitation à la soirée-débat et servira de support à une introduction au débat (notamment pour les personnes qui ne l’auraient pas lu).
La discussion ne consistera pas à discuter l’objectif visé mais à affiner, nuancer, enrichir les mesures concrètes pour sa mise en œuvre municipale.
* La soirée se terminera par une invitation à rejoindre, pour les gens qui le souhaitent, la réunion d’organisation du débat suivant. Durant ces réunions d’organisation, nous évaluerons peu à peu s’il est réaliste (ou non) de nous présenter aux élections municipales.

Voici donc le texte qui accompagne le deuxième débat :
DÉCLARATION D’INTENTIONS
Comment atteindre l’objectif zéro mal logé-e à Rennes ?

Nous mettrons en place un service public municipal du logement. Ce service visera en priorité à résoudre les problèmes de logement pour les personnes qui n’en ont pas mais il s’attaquera aussi à d’autres problèmes comme la taille insuffisante des logements, l’insalubrité des logements et les discriminations dans l’accès au logement.

Trois mesures d’urgence seront prises afin de supprimer définitivement et immédiatement l’absence d’hébergement et de logement pour toute personne résidente de la métropole, française ou étrangère, avec ou sans papiers.
D’abord, des centres d’hébergement d’urgence municipaux, collectifs et de petite taille (20 places), seront créés, en fonction des besoins réels, dans les bâtiments municipaux vides. Si nécessaire, nous mettrons en œuvre cette mesure par la réquisition de logements vides.

Ensuite, nous proposerons aux propriétaires – privés ou publics – de logements vides de mettre à disposition leurs biens pendant une année renouvelable. Le cautionnement de leur logement sera municipal si la prise en charge étatique est insuffisante.
Enfin, pour les propriétaires de logements, vides ou non, qui le souhaitent, la municipalité effectuera la rénovation de leur logement en échange de la mise à disposition de ce dernier au parc locatif municipal. La durée de la mise à disposition sera calculée proportionnellement aux frais de rénovation.

D’autres mesures chercheront à améliorer la politique du logement dans un triple objectif : social, sanitaire, écologique. Pour cela, un service public municipal de rénovation des logements sera créé, composé de fonctionnaires territoriaux recevant un salaire net de 2000 euros par mois (indexé sur l’inflation) et bénéficiant d’au moins deux jours de congé par semaine et 10 semaines de congés payés. Nous lancerons un plan de requalification et de rénovation des bâtiments vides et désaffectés afin de les transformer en logements publics qui seront loués aux habitant-e-s. Il ne sera alors pas obligatoire de faire l’objet d’un accompagnement social pour accéder au droit fondamental d’être hébergé-e. Nous supprimerons l’accès à la propriété privée dans les logements publics municipaux. Les loyers seront calculés au prorata des revenus et ne dépasseront pas 25 % des revenus perçus par ménage. Une surface minimale habitable (SMH) sera un droit fondamental et calculée de la manière suivante : 25 mètres carrés minimum par habitation et par personne. Nous favoriserons ainsi l’accès au service municipal du logement de tous les individus qui le souhaitent.

Dans les logements publics municipaux, les colocations seront non seulement autorisées mais encouragées tandis que la rénovation des bâtiments vides et désaffectés sera pensée en fonction d’un habitat collectif et le plus partagé possible. Pour tous les logements de la métropole, nous créerons ainsi des lieux municipaux à « usage collectif » (potager, buanderie, cuisine, chambre d’ami-e-s, etc.). De même, la municipalité proposera d’aménager les « toits plats » en terrasses collectives à disposition des activités autogérées par les habitant-e-s. C’est ainsi que l’étalement urbain sera limité grâce à une politique de partage d’espaces communs. Le service public municipal du logement engendrera aussi un plan de réaménagement architectural de la ville qui visera à rendre accessibles, par quartier, tous les services publics fondamentaux, en particulier ceux de l’autosuffisance alimentaire et du transport gratuit. Ce plan sera notamment axé sur la multiplication de places « débitumées ». D’une part, il s’agit de garantir un meilleur écoulement des eaux pluviales et le rafraîchissement de l’air en cas de grandes chaleurs. D’autre part, il s’agit de rendre possibles, toute la journée, des activités pour tous et toutes, notamment pour les personnes âgées ou en situation de handicap. Chaque place se transformera ainsi en espace collectif de jeux, de débats, de goûters, de repas, d’arts, de créations, etc. Chaque place sera aussi utilisée pour organiser, une fois par semaine, une assemblée générale de quartier dont le pouvoir décisionnel sera garanti. Les mineur- e-s participeront aux assemblées de quartier et auront le même droit de décider que les majeur-e-s. Des fonctionnaires territoriaux seront embauché-e-s sur chaque place pour coordonner les activités. Ils et elles recevront un salaire net de 2000 euros par mois (indexé sur l’inflation) et bénéficieront d’au moins 2 jours de congé par semaine et 10 semaines de congés payés.

À vous de jouer : venez habiter ces propositions !

la Bouffée

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