Communiqué du comité de mobilisation pour l’hébergement solidaire à Rennes 2

Rennes
Logement - Squat Migrations - Luttes contre les frontières

Nathalie Appéré, maire de Rennes avait annoncé qu’il n’y aurait plus d’enfants à la rue à Rennes. Pourtant, aujourd’hui, une soixantaine d’enfants, des jeunes et des familles n’ont pas d’hébergements fixes et sont logés par des associations. Depuis le mois de juillet, certaines familles ont été logées temporairement sur le campement des Gayeulles. Le 25 octobre, le préfet a ordonné l’expulsion du campement des Gayeulles, sans qu’aucune solution pérenne ne soit trouvée.

Personne ne doit dormir dans la rue, personne n’est illégal. La crise du logement s’intensifie d’année en année, « tandis que paradoxalement il y a 8000 logement vides à Rennes.

Si nous, étudiant.e.s la vivons, elle touche encore plus durement les migrant.e.s et réfugié.e.s. C’est pourquoi, le 27 octobre, quelques étudiant.e.s se mont mobilisé.e.s pour réquisitionner deux salles à l’université de Rennes2, permettant de loger 18 personnes dont 9 enfants âgés d’un mois à 10 ans.

Lundi 8 novembre, la présidence de L’Université de Rennes 2 donne rendez vous aux étudiant-es mobilisé-es aux côtés des sans papiers. Prétextant la reprise des cours et la situation « sous tension » de l’université pour demander l’évacuation des personnes hébergées. Après quelques négociations, la présidence lâche quelques jours de plus d’hébergements, mais sans surprises aucune réelle solution pérenne de logement n’a été trouvée. La présidence de l’université se tourne vers les étudiant.es présent.es ainsi que les associations pour leur demander leur « solution pérenne » pour « la suite ».

Nous exigeons que la mairie et la préfecture prennent leurs responsabilités et trouvent des solutions pérennes et viables pour accueillir TOUTES les personnes sans logement, d’autant qu’il ne tient qu’à eux de nous donner les clés des logements vacants. Vendredi 5 novembre, malgré un rassemblement pour la réquisition du centre de loisir Robert Launay, aménagé et prêt à loger des personnes dans le besoin, la mairie et la préfecture n’ont pas ouvert les portes du bâtiment. Si l’université a pour mission première d’assurer le suivi des cours, elle ne doit pas oublier que lorsque des vies sont en jeu. Les priorités doivent changer comme pour n’importe quelles autres institutions.

Nous, étudiantes et étudiants, apportons notre soutien inconditionnel à la lutte pour la reconnaissance des droits fondamentaux pour toutes et tous (accès à un logement, à des papiers). Nous sommes déterminé.es à maintenir la pression quoiqu’il en coûte, si Emmanuel Berthier et Nathalie Appéré n’ont pas honte, ils peuvent avoir la certitude qu’ils auront des comptes à rendre.

Venez soutenir les familles, venez les rencontrer, la précarité nous concerne toustes, l’humanité passe par la solidarité.

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