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Le dédale judiciaire se poursuit contre Vincenzo Vecchi

Répression - Justice - Prison

Après 3 ans et demi de procédure judicaire française, vendredi 24 février, la cour d’appel de Lyon doit se prononcer sur le renvoi ou non de Vincenzo Vecchi dans les prisons italiennes.

Vincenzo Vecchi a participé en 2001 au contre-sommet du G8 à Gênes. Pour cela, la justice italienne l’a condamné en 2010 à 12 ans et 6 mois de prison en application d’une législation inique promulguée en 1930 sous le régime fasciste de Mussolini, qui, en se basant sur la notion de « concours moral », permet de condamner de 8 à 15 ans de prison pour la seule présence à une manifestation sans autre preuve matérielle. Autrement dit, uniquement pour avoir manifesté et exprimé ses idées.

Face à cette condamnation lourde et injustifiée, Vincenzo Vecchi s’est enfui d’Italie et a trouvé refuge en Bretagne, dans le village de Rochefort-en-Terre. En 2011, un mandat d’arrêt européen (MAE,) a été lancé contre lui par la justice italienne.

Si tout MAE est supposé être exécuté dans les pays de la communauté européenne, la législation a néanmoins prévu un garde-fou en offrant la possibilité de faire appel de cette exécution en regard des lois du pays auquel il est adressé. Heureusement parce qu’il faudrait alors, par exemple, renvoyer en Pologne une personne qui y aurait été condamnée pour avortement.

Arrêté en 2019, Vincenzo a fait appel et deux cours d’appel (Rennes, qui l’a libéré, et Angers) ont successivement débouté l’Italie de sa demande, décisions contre lesquelles le parquet francais s’est à chaque fois pourvu en cassation.

Le 24 février prochain à 11 heures, ce sera à la cour d’appel de Lyon de se prononcer à son tour. Va-t-elle obéir à l’injonction de la Cour de Justice de l’Union Européenne et remettre Vincenzo à l’Italie dirigée à présent par un gouvernement néofasciste ? Ou bien va-t-elle mettre fin à cet invraisemblable acharnement judiciaire qui dure depuis trois ans et demi en empêchant l’introduction d’une loi originellement fasciste dans l’espace juridique européen ?

Cette audience n’est pas seulement cruciale pour Vincenzo mais aussi pour nous tout.e.s. Parce que, en France comme partout en Europe, existent aujourd’hui des dispositifs légaux, pénaux ou policiers mettant en péril, à différents degrés, des libertés fondamentales comme circuler, manifester ou simplement contester le modèle économique dominant. Se mobiliser contre l’extradition de Vincenzo, c’est lutter contre les menaces qu’une telle jurisprudence ferait peser sur nos droits fondamentaux.

NI PRISON, NI EXTRADITION, LIBERTÉ INCONDITIONNELLE POUR VINCENZO !

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vendredi 24

Le dédale judiciaire se poursuit contre Vincenzo Vecchi

Lyon

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