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Rassemblement contre les fascistes et la justice

Rennes
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Deux fascistes passent en procès ce lundi à Rennes : une lecture pour enfant faites par des artistes drag en mai dernier avait été la cible du RN et d’un groupuscule néo-nazi. L’AG antifa de Rennes appelle à se mobiliser ce lundi 13 septembre à 13h à la cité judiciaire.

Sale temps pour les fascistes

Notre époque est à la propagation des idées réactionnaires, à un renforcement visible des partis d’extrême droite, ainsi qu’à une restructuration des groupuscules fascistes, notamment en france. Comme par exemple très récemment, à Angers et Lorient, les tentatives de créer des milices pour s’attaquer à la révolte qui a suivi le meurtre de Nahel. Pour autant, hormis certains espaces très spécifiques, l’extrême-droite et les nazillons restent très faibles à Rennes, dans les urnes aussi bien que dans la rue.

Les misérables fascistes, chassés du centre ville, n’y tiennent plus de meeting depuis 2014. Contraints de se terrer à la campagne, ils y sont là encore traqués, avec la bordélisation du meeting de Jordan Bardella à Bruz, en 2022. Ni courageux ni téméraires, pour essayer d’exister, ils en sont réduits à attaquer un spectacle pour enfants à plus de 30km d’ici.

En effet, c’est la 1re action minable du dernier groupe fasciste vivotant à Rennes, l’Oriflamme. Cette scission récente de l’Action Française, groupe royaliste et antisémite, vient de prendre un nouveau virage d’inspiration GUDard : désormais plus porté sur l’action de rue et les théories nazies, l’Oriflamme reste un groupuscule forcé à la clandestinité.

RN et Oriflamme main dans la main
pour attaquer des artistes drag

En mais 2023, le RN local initie une campagne de tractage pour s’opposer à une lecture pour enfants faite par des artistes drag devant se tenir le 13 mai 2023 à Saint-Senoux. Reprenant les thèmes en vogue chez les réactionnaires, ils répandent leur haine contre toutes celles et ceux qu’ils considèrent comme non conforme en s’appuyant sur une soi-disant "défense des enfants". Cette communication va inciter des nazillons à se mobiliser : le matin du spectacle, un vieux facho se rend à la mairie, arme à la main, pour tenter de faire pressions.

Plus tard, nos fascistes en carton de l’Oriflamme, toujours ni courageux, ni téméraires, vont "passer à l’action", le temps de se filmer distribuant des tract et beuglant leurs immondices transphobes et LGBTQIA+phobes, avant de déguerpir tout aussi vite à l’arrivée de la police. Cet évènement illustre à nouveau la relation complémentaire entre organisations d’extrême-droite institutionnelles soi-disant "dédiabolisées" comme le RN, et celles informelles plus radicales comme l’Oriflamme.

Suite à ça, deux fascistes sont convoqués lundi 11 septembre au tribunal judiciaire de Rennes. Parmis eux, le chef de l’Oriflamme, qui comparaïtra pour 4 chefs d’inculpation :

  • Organisation d’une manifestation publique sans autorisation
  • Dissimulation volontaire du visage lors d’une manifestation accompagnée de troubles ou risques de troubles à l’ordre public
  • Injure publique envers une personne dépositaire de l’autorité publique
  • Provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre

Le fascisme se combat dans la rue

Ne nous méprenons pas ! Sur ces quatre délits, trois peuvent nous concerner en tant que participant·es aux mouvements sociaux. Ce genre de procès militants d’extrême-droite est souvent l’occasion pour la justice de renforcer son appareil répressif. Les exemples ne manquent pas : à Rennes lors du mouvement social contre la réforme des retraites puis lors des révoltes qui ont suivi la mort de Nahel, la nouvelle loi censée protéger les élus (votée suite à l’attaque fasciste contre le maire de Saint-Brévin) a déjà été utilisée pour réprimer les participant·es aux contestations.

A notre connaissance, à Rennes, personne n’a jamais été condamné jusque-là pour "organisation d’une manifestation publique sans autorisation". si la justice condamne un fasciste pour ce motif, cela créera un précédent que la justice s’empressera d’utiliser contre nous.

Par ce texte, l’AG de Rennes apporte son soutien aux artistes drag qui ont été ciblé·es par les fascistes. Tout en respectant la démarche des personnes qui souhaitent se porter partie civile suite à une attaque fasciste, pour leurs propres raisons, nous refusons cependant d’appeler à une condamnation exemplaire des fascistes. La justice n’est pas et ne sera jamais notre alliée, et le combat antifasciste se passe dans la rue, pas dans les tribunaux.

Ce procès est aussi une occasion pour les fascistes de produire une mobilisation de soutien y compris financer, de tenter d’en faire une tribune politique, d’occuper l’espace public pour exprimer leurs idées.
En se posant en martyrs de la cause réactionnaire, ils espèrent sûrement rassembler des sympathisants sur une base large, et lancer leur rentrée politique autour de cet évènement inspiré du même type d’actions transphobes aux États-Unis et ailleurs.

Comme depuis la création de l’Assemblée antifasciste de Rennes, occupons la rue, ne leur laissons pas la place !

Renvoyons ces fascistes en carton
dans les poubelles jaunes de l’Histoire !

Nous appelons à un rassemblement à 13h ce lundi 11 septembre sur le parvis du tribunal de Rennes (7 rue Pierre Abélard), et à rester alerte le soir de ce procès, dans le centre-ville. Les fascistes, après une journée qui peut être mouvementée pour eux, essaieront peut-être de se retrouver dans des bars du centre.

lundi 11

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