Récits en image sur la manif du 1er mai en centre-ville

Rennes
Anti-capitalisme & Multinationale Autonomie & auto-gestion

RENNES - 1ER MAI DETER
Retour sur cette journée pas comme les autres.
Hier, au cours de "la journée internationale de lutte de la classe ouvrière" - ou "fête des travailleurs"... - plusieurs événements ont eu lieu à Rennes.

Celui qui nous intéresse était appelé par l’Assemblée Générale Antifasciste de Rennes, en début d’aprem place de la mairie. Comme les précédentes fois, la préfecture avait interdit le rendez-vous. L’appel comme à l’accoutumée n’était pas déclaré pour des raisons évidentes de rapport avec les autorités et pour des questions juridiques.

Dans une ville quasi-déserte, dépourvue de transports publics, la manif "interdite" a réunit moins de participants-es que les weekends précédents, nous étions environ 300 contre un important dispositif policier (plusieurs centaines, canon à eau & co..). Les premières personnes rassemblées ont été dès le départ prises à partie par les flics, sans raison. Un manifestant interpellé a pu être récupéré par la solidarité et la détermination collective, mais un autre n’y a pas échappé. Les gendarmes n’ont eu ensuite qu’à gazer la place pour faire reculer le cortège qui commençait à s’étoffer.

Ce faux départ n’allait pas entamer la motivation des manifestants-es, loin de là !
"PLUTÔT BATTRE LA PAVÉ QUE BATTRE EN RETRAITE - 1ER MAI DETER"
(inscription sur la banderole de tête)

Bloqué aux portes de l’hyper centre-ville, le cortège en a profité pour aller rendre visite aux trop nombreuses AGENCES D’INTERIM présentes sur le boulevard Liberté.
Ces mêmes agences qui pressent jusqu’au jus les travailleurs-ses précaires, dans des boulots payés au lance pierre. Ces boîtes d’intérim qui répondent toujours présentes pour briser une grève dans une entreprise en détachant des précaires pour remplacer des travailleurs-ses en lutte.

Casse, tags et jets de peinture ne sont que de simples avertissements pour rappeler la responsabilité de ces acteurs dans notre exploitation quotidienne.
Idem pour les agences immobilières qui pullulent à Rennes, qui par la spéculation nous condamnent à vivre dans des taudis toujours plus chers, et qui nous excluent toujours plus loin du centre-ville.
Ce centre-ville aux logements inabordables, complètement embourgeoisé après des décennies d’investissement public. Un bourg aseptisé, qui ne compte plus que des boutiques de luxe et des restos chics.

C’est pourquoi nous multiplions les appels et les actions dans l’hyper centre. Pas par simple fétichisation de l’affrontement avec les flics qui s’y cantonnent, mais pour récupérer un territoire qui nous appartient. En bordélisant régulièrement cet espace, en saccageant tout ce qui symbolise le Capital, en perturbant cette apparente perfection du mode de vie bourgeois...

Se mobiliser une fois par semaine pour foutre le zbeul en ville s’est probablement insuffisant pour stopper cette expansion bourgeoise, il faudrait répandre ce chaos quotidiennement dans ces rues pour faire fuir le friqué... Alors allons-y ! Multiplions-les actions et nuissances en ville (tags, casse, feux, attaques...) pour voir un réel changement.

Mais pendant ce temps-là, nous ne pouvons déserter et fuir loin comme doivent le faire aujourd’hui les manifestations déclarées.
Hier, nous avons à nouveau démontrer que le centre-ville n’est pas une forteresse bourgeoise inaccessible. Après quelques arrêts boulevard Liberté - le temps aussi de mettre en place quelques barricades de fortune et d’attirer les forces de l’ordre - le cortège est reparti et a forcé l’allure pour tenter une percée dans l’hyper centre.

Objectif atteint !
Le cortège a retrouvé ses habitudes dans les ruelles du vieux centre jusqu’à place St-Anne, débordant ainsi le dispositif policier.
Au final, les flics auront été incapables de disperser le cortège malgré les gaz et la pression constante. Étrangement c’est l’entrée dans la rue de St-Malo, ou se tenait la "fête de la paresse" et l’ambiance pesante des nombreux badauds, qui a étouffé les dernières énergies du cortège.
Rien d’étonnant pourtant, une fête soi-disante "populaire" en plein centre-ville organisé par des petits patrons un 1er mai et largement subventionné par les pouvoirs publics...
Ni fête du Travail ni fête de la paresse.
SOLIDARITÉ AVEC TOUTES CELLES ET CEUX QUI LUTTENT À TRAVERS LE MONDE
A bientôt dans la rue

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