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Sainte-Soline, ma première action militante d’envergure

Ecologies - Aménagement du territoire Mouvements sociaux

Témoignages de ma première action militante de grande envergure, et de répression policière

Je suis issu d’une famille d’ouvriers. Bon élève, j’ai la mention très bien au bac S. Je rentre dans une école privé d’un métier d’une profession du paramédical. J’ai fini mon école en 2021 et j’ai ouvert mon cabinet en 2022. Malgré ma bonne situation et mon parcours à succès du point de vue de la société, je me sens triste, impuissant, énervé et pas à l’aise dans cette situation. Le changement climatique et surtout l’inaction climatique de la classe politique actuelle et passée m’angoisse énormément. Ce sont les raisons pour lesquelles j’étais à la manifestation du 25 mars contre les méga-bassines à Sainte-Soline.

L’angoisse de l’inaction

Pour apaiser mon angoisse, je lis énormément d’articles. Je regarde beaucoup de vidéos pour accumuler des connaissances et pouvoir faire quelque chose face au changement climatique. Cela occupe mon esprit toute la journée, et m’obsède. J’essaye d’en parler avec mon entourage, de convaincre des gens, de leur expliquer le danger qui est déjà en cours, tout en continuant à me renseigner. Je sens qu’ils me croient, mais ne comprennent pas l’urgence.
Ma priorité est plus dirigée vers cette cause que vers mon couple ou même mon métier et/ou la création de mon entreprise. Forcément, cela crée des tensions. Ma copine est écolo depuis très longtemps et est en dépression en partie à cause de cela. Elle en peut plus de m’entendre parler de Macron, de Bernard Arnault, du GIEC, de jets privés... Grâce à elle, j’apprends à prendre du recul et je me rends compte que je me fatigue pour rien.
Malgré les discours culpabilisateurs des dirigeants envers les individus, les actions à mener doivent être collectives et de grande ampleur. Alors les gestes individuels, malgré qu’ils soient nécessaires, ne suffisent pas et il faut faire plus ! C’est ce que je ressens personnellement et c’est aussi l’avis du dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), publié en avril 2022.

Vers la désobéissance civile

Après avoir cru, en 2022, à une possibilité de victoire de la gauche écologique et sociale et d’un bouleversement de la politique de la France (je suis un peu naïf j’avoue), je suis déçu et en colère après les résultats de cette élection. Je me suis tourné pour la première fois vers un mouvement écologique de désobéissance civile : Extinction Rebellion. Je n’avais jamais adhéré à une quelconque organisation politique, si ce n’est participer aux Marches pour le climat en 2019 ou en 2022 avec quelques potes. En y participant, j’ai compris que cela ne suffisait pas pour faire changer les choses.
J’ai connu ce mouvement via les réseaux sociaux et leurs actions médiatisées contre les plus gros pollueurs français (BNP, Total...). Ils s’attaquent à la racine du problème : la société capitaliste et patriarcale, grâce à des actions directes, symboliques et choquantes. Je pense que c’est une des dernières solutions pour se faire entendre et changer les choses.
Je trouve dans ces mouvements des gens qui me ressemblent et qui partagent la même angoisse que moi. C’est là où je commence à me sentir moins seul et j’apprends la puissance d’être en collectif. Après avoir fait une action contre une compagnie aérienne low-cost dans une grande ville, j’ai créé ensuite un groupe local de ce mouvement dans ma ville. Je me suis installé en milieu rural et s’il existait bien des associations écolo ici, aucune ne pratiquait la désobéissance civile et donc n’allait, à mon goût, pas assez loin dans la confrontation contre le système. Grâce aussi au fort réseau d’associations locales, déjà présentes dans ma ville, j’ai pu rencontrer des gens intéressé.es, dès le début de la création de ce groupe local. J’ai rencontré pleins de personnes, qui deviendront des amis.

Les méga-bassines

Grâce à eux, j’ai appris l’existence du conflit des méga-bassines qui a lieu dans le Poitou-Charentes. Pour moi, ce conflit est le symbole de la prédation des terres et de l’eau par les intérêts privés et par l’agro-industrie. Il consiste à creuser un trou d’environ 10 hectares, bouché par une bâche plastique, pour pomper l’eau des nappes phréatiques l’hiver, afin d’arroser les champs de maïs en été. Mais cela pose plein de problèmes puisque ce projet est financé à 70 % par de l’argent public et qu’il bénéficiera seulement à 6 % des agriculteurs du coin. C’est donc une privatisation de l’eau qui bénéficie à une minorité de personnes.
Je suis né dans un environnement très agricole : mon grand-père était agriculteur, mon père travaille dans une coopérative agricole et j’ai moi-même travaillé dans cette coopérative pendant cinq étés. Donc, ce sujet me touche particulièrement. Je n’ai malheureusement pas pu me rendre à la mobilisation du 20 octobre 2022, mais j’ai énormément suivi ce qu’il s’est passé sur place.
J’ai appris les moyens énormes mis en place par le gouvernement et sa police pour protéger un trou. Hélicoptères, gendarmes, grenades lacrymo, grenades de désencerclements, grenades GM2L (pourtant interdites)... Je me suis dit que si la répression était aussi forte, cela veut dire que ce mouvement dérange et fonctionne. C’est donc décidé ; je serai de la partie à la prochaine manifestation !

Préparer son paquetage et son mental

Avec mon groupe local, on a participé à une réunion de formation de quelques heures, dans une plus grande ville aux alentours de chez nous, organisée par des militant.es qui ont déjà participé aux anciennes « manif’actions » de Sainte-Soline. Iels nous ont partagé leur
expérience et leur vécu. J’en ai appris encore plus sur les armes utilisées par la police. J’étais choqué et surpris par les moyens qu’elle met en place. Je pensais naïvement y aller en jean tee-shirt avec une pancarte avant cette formation.
Mais il faut bien s’y préparer : protèges-tibias pour anticiper les éclats de grenades et les coups de matraques, lunettes de piscine étanches pour ne pas laisser passer les gaz lacrymogènes, sac à dos avec de l’eau, quelques trucs à manger, du sérum physiologique pour soulager celleux touchés par les gaz, casquettes et cagoules pour ne pas se faire reconnaître par les hélicos qui tournent en permanence sur le camping et sur le lieu de manifestation, parapluie pour faire « bouclier », bouchons d’oreilles pour les bruits des grenades...
Je me rends compte que ça va être la guerre et que les forces de police ont des moyens démesurés. Et malgré cela, cela me motive encore plus. On les dérange c’est sûr.

Dans la peau d’un criminel

Quelques semaines avant, je me suis organisé avec un petit groupe de 5 amis pour y aller, tente, voiture, équipements... On s’est trouvé des surnoms spécialement pour ce week-end. On était parano mais on essayait de limiter les risques d’avoir des poursuites judiciaires. Je m’appellerai « Mouette ».
Sur le trajet, j’ai peur de la répression policière. Elle est très présente dans nos discussions. On suit en direct sur nos téléphones les manifestants qui se font bloquer et contrôler par les forces de l’ordre. Endroits que l’on essaye d’éviter. La manifestation est illégale et on n’a pas le droit de circuler autour de la ville ! C’est fou de se dire que c’est possible d’interdire ça.
Mais encore une fois, cela ne me décourage pas, au contraire ! C’est moi qui conduis et je stresse de me faire arrêter. S’ils fouillent la voiture, ils peuvent nous confisquer nos moyens de protection et je ne pourrais donc pas participer à la manifestation sans danger. Je peux aussi me prendre une amende, vu que je suis le conducteur. En tout cas, c’est ce que l’on croit. Même si je suis renseigné sur mes droits, on n’est pas à l’abri d’un changement de dernière minute, en fonction des arrêtés préfectoraux.
Tellement de choses pourraient être réquisitionnées, comme par exemple ma petite enceinte portable, que le stress monte au fur et à mesure du trajet. J’ai quand même caché nos lunettes et nos masques dans la doublure du coffre et je porte sur moi mes protège tibia. Je me sens dans la peau d’un criminel, alors que je vais manifester pour que l’eau ne soit pas privatisée. La situation est ironique et surréaliste !

Une ambiance de festival, tous cagoulés

Nos deux voitures arrivent par miracle à atteindre le camping sans se faire contrôler. On va camper dans un champ d’un agriculteur, prêté à l’organisation. On ira ensuite à pied à la bassine de Sainte-Soline le lendemain matin, pour manifester et l’encercler en nous tenant par la main. C’est en tout cas l’objectif affiché, lors des discours précédant notre départ du camp le samedi matin.
L’ambiance est étrange et bonne sur le campement. On chante, on discute, mais tout le monde est cagoulé. L’hélicoptère de la gendarmerie vole au-dessus de nous et pourrait nous reconnaître. Mais j’étais prévenu de cette ambiance et cela ne me choque pas plus que ça.
Je fais confiance aux gens cagoulés aux alentours, même masqués. Par contre, la présence de la gendarmerie m’énerve. Ils viennent juste nous observer et nous mettre la pression.
Même si je n’ai rien à me reprocher, en me cachant, je protège celles et ceux qui pourraient avoir des ennuis avec la justice, aujourd’hui ou plus tard. Et quand je vois, dans les médias, ce que l’état considère comme criminel, je me dis que le prochain pourrait être moi. Alors je préfère être prudent.

Une manif pacifique dans les champs

Je pense qu’on est entre cinq et dix mille déjà arrivés sur le campement, le vendredi soir. Mais l’heure n’est pas encore à la fête. Le lendemain sera fatiguant. Alors après un débrief juridique rapide sur nos droits, sur la garde à vue, on va se coucher. On entend même des slogans « Au Dodo, au dodo ». À ce moment-là, j’ai l’impression de reconnaître l’ambiance des campings de festivals où j’ai l’habitude d’aller l’été. Cela me rend heureux.
Le lendemain, après de rapides prises de paroles, on se divise en trois cortèges qui iront par des chemins différents à la bassine. On élabore des stratégies dans mon groupe de six, pour pouvoir se retrouver dans la foule. On criera des « patates » « poussins », au cas où on se perdrait. Difficile de se reconnaître, même entre nous, avec tous nos équipements et, avec autant de monde présent, on essaye de se différencier. Sur le trajet qui dure deux heures, on chante plein de slogans. L’ambiance est très bonne. On fait un peu une manif pacifique dans les champs.
Peu avant d’apercevoir la bassine, on voit une musaraigne à nos pieds. Tout le monde se met à dire « Attention attention » pour ne pas l’écraser. J’ai trouvé ça tellement mignon et tellement loin de l’image qu’on montre dans les médias : des militants extrémistes qui ne respectent rien.
« Grenade ! » « Médics ! »
Arrivé à 200 mètres de la bassine, on voit déjà au loin énormément de lacrymogènes, des blindés, des camions qui encerclent la bassine et nous empêchent d’y accéder. Les gens autour de moi ont l’air tellement déterminés que je ne ressens pas de peur. Je me sens légitime d’être là et de défendre l’eau, la biodiversité et la vie, que cela me donne de la force. Je suis le cortège qui avance vers les forces de l’ordre, avec mon petit groupe de six.

Arrivé à proximité des forces de l’ordre, je reçois un léger projectile sur le torse. Cela me met directement dans l’ambiance et m’oblige à être vigilant pour ne pas être blessé. Je fais aussi attention aux autres du groupe. Il faut qu’on reste ensemble, si jamais quelqu’un se blesse ou ne se sent pas bien. C’est dans cet état de concentration que je vais être, pendant de très longues minutes. Mes souvenirs de ces moments sont assez flous. Je n’avais pas de lunettes de vue. Donc mes souvenirs les plus marquants sont associés à l’ambiance sonore plus qu’aux images. Entendre les gens crier « Grenades ! » avec le bras en l’air, pour qu’on puisse s’en écarter, crier « Médics, médics ! [les streets médics sont des manifestant.es qui s’occupent des potentiels blessés sur place] » pour signaler les blessé.es. Les détonations des grenades que j’entendais malgré mes bouchons d’oreilles de protection.
J’étais un peu à l’écart des affrontements directs et donc je me sentais relativement en sécurité. Avec mon masque et mes lunettes, je ne ressentais pas les gaz lacrymos. Je m’écartais à chaque fois que quelqu’un criait grenade. Je me revoie aider un médic à ramasser ses affaires dans son sac, mettre quelques cailloux dans un sac qui seront amenés aux manifestants postés devant pour les jeter sur les gendarmes. J’ai réfléchis longtemps sur le moment, à savoir si je devais le faire ou pas, en sachant pertinemment où allait finir ces cailloux…
Globalement, je ne savais pas trop quoi faire de précis, mais je savais qu’être là, de faire nombre était utile. J’étais solidaire avec les manifestants au front, et même si je ne les aidais pas directement à franchir la barricade, je les soutenais. Je me rendais compte du courage qu’il faut pour être directement au contact des gendarmes. J’en serais incapable.

La Brav-M sur des quads

Au bout d’un long moment, j’ai vu au loin des casques blancs bouger hyper rapidement - c’était la Brav-M qui était sur des quads. J’ai pensé aux vidéos de violences policières, à Paris ou ailleurs, que j’ai vu dans la semaine. J’ai pensé : « Ils vont nous encercler et nous tabasser ». À ce moment-là, on a reculé, tous, hyper rapidement. On s’est éloigné de la bassine. Je sentais que l’on n’allait pas réussir à rentrer et rater notre objectif. Mais je n’avais pas de gendarmes proches de moi. Le calme s’est fait assez rapidement après ce repli, et avec tous les manifestants, on s’est regroupé loin de la bassine.
Je suis arrivé à retrouver mon cercle affinitaire grâce à des signes que l’on a fait en l’air, et aux cris que l’on avait défini avant. Je pouvais maintenant enlever mes équipements, m’asseoir, boire, manger un goûter. Certains ont mis de la musique, dansaient, chantaient. Personnellement, j’étais exténué et je ne me sentais pas l’envie de célébrer. Je comprenais à peine ce que je venais de vivre. L’organisation a décidé d’arrêter la manifestation et de ne plus essayer d’encercler la bassine. Il était temps de rentrer.
Le retour au camp s’est alors fait dans le calme et toujours dans la bonne humeur. Je n’avais pas beaucoup d’infos sur les blessés. J’en avais aperçu trois-quatre mais je n’avais aucune idée de la gravité de leurs blessures. Et je crois que je préférais ne pas trop y penser. J’entendais des chorales chanter « À bas l’état policier » dans un rythme doux et relaxant.

Une personne dans le coma

Après deux heures de marche, on est arrivé au camp et on a commencé à avoir les informations sur le nombre de blessé.es : 200 dont une personne dans le coma. Je commençais un petit peu à comprendre la violence de ce qui venait de se passer. Mais la fatigue physique et la fierté d’avoir participé à ce moment de rébellion ont pris le dessus. Je ne ressentais pas vraiment grand-chose. Je pensais à la suite, à la soirée qui nous attendait à Melle. L’ambiance entre nous était toujours bonne, aucun d’entre nous n’avait été blessé.es physiquement. On ne débriefait pas encore de ce qu’il venait de se passer. On s’est changé tranquillement et on s’est dirigé vers Melle, une commune à 30 minutes du camp. On a attendu toutes les voitures pour faire un convoi et ne pas se faire arrêter par les flics. Même si je n’avais rien à me reprocher, j’avais tellement peur qu’ils trouvent n’importe quel prétexte pour me mettre une amende, me confisquer quelque chose que je devrais racheter.
À Melle, on est arrivé dans un festival qui ressemblait à tous les festivals : buvettes, chapiteau, nourriture, fanfares. Il faut faire la fête aussi, c’est important ! Pour le moral, pour relâcher la pression (et la boire). C’est aussi un moyen de lutte et permet de tenir sur le long terme.

La peur a posteriori

De retour chez moi, je vois beaucoup de messages de personnes inquiètes qui me demandaient si j’allais bien. Je comprends alors que les médias en ont beaucoup parlé et montré des images violentes. Violence dont j’avais encore du mal à me rendre compte. J’ai regardé des vidéos de la manifestation, les camions brûlés, les blessés, les grenades…
J’ai appris comment certains.es ont été blessé.es, et je me suis rendu compte que cela aurait pu être moi ou mes ami.es. Je m’imagine que tous les blessé.es étaient en toute première ligne et prenaient de gros risques. Mais j’ai réalisé que si j’ai pu éviter certaines grenades, d’autres n’ont pas pu. Et j’ai vu les mensonges de Darmanin sur les Brav-M, les grenades ou encore pire sur le SAMU qui n’a pas pu intervenir normalement. Malheureusement, cela ne me choque même plus. J’ai aussi ressenti de la peur a postériori et j’ai mieux compris l’inquiétude de mes proches. J’ai bien fait de ne pas en parler à mes parents. Ils auraient passé la journée devant BFM TV et n’auraient pas réussi à dormir.
J’ai aussi pensé à ma pote, que je côtoie depuis le lycée et qui est gendarme. Il y a de grandes chances qu’elle fasse partie des gendarmes mobilisés ce week-end. J’aimerais lui demander son point de vue, mais j’ai très peur de ce qu’elle pourrait me dire. J’ai de plus en plus de mal à comprendre ce travail.

Ce week-end m’aura appris beaucoup de choses. J’ai vu et ressenti directement tous les moyens mis en place par l’Etat pour s’opposer à des manifestations et des revendications légitimes. Malgré les violences policières observées et les traumatismes psychologiques vécus, après cet évènement, je me sens puissant, vivant et bien plus heureux qu’auparavant. Cela peut sembler étrange, mais j’ai vraiment l’impression d’avoir fait ce que je pouvais pour faire changer les choses.

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