Besoin de soutien urgent pour Kémi !

Répression - Justice - Prison

Kémi est détenu à la Centrale de Saint-Maur. Il est actuellement en danger de mort et demande son transfert immédiat. Il n’est pas suicidaire. S’il venait à lui arriver quoi que ce soit, nous tiendrons l’Administration Pénitentiaire, notamment la direction de Saint-Maur, pour responsable.
Appel à soutien relayé par le collectif rennais anti-carcéral.

« Quant on joue avec l’AP, on joue avec sa vie. »

Mickaël G., alias Kémi est un détenu longue peine qui a connu les pires horreurs dont le monde carcéral excelle. L’Administration Pénitentiaire est entrain d’organiser sa mise à mort. C’est un jeune homme de 33 ans, il aime le sport, la mécanique automobile, la cuisine et la musique (funk, rap et un peu de variété). Il écrit régulièrement à L’Envolée depuis de longues années et témoigne de ce qu’il subit dans les geôles de la République.

Il est passé par les prisons les plus sécuritaires de fRance, notamment Condé-Sur-Sarthe (Alençon) et Saint-Maur (Châteauroux) où il est encore détenu. Il y a 10 ans, il est incarcéré pour cambriolage et depuis, il n’a cessé de se révolter contre la violence carcérale, ce qui lui a valu d’accumuler de lourdes peines internes et de subir la vengeance de l’Administration Pénitentiaire (AP) jusqu’à aujourd’hui.

En 2016, alors qu’il est détenu à la Centrale d’Ensisheim en Alsace, il apprend le décès de son père et fait toutes les démarches pour pouvoir assister aux obsèques. Mais au dernier moment, la prison lui interdit de s’y rendre. Il se révolte contre cette injustice et tente d’obtenir un rapport de force pour négocier avec la prison en bloquant un personnel, ce qui est criminalisé sous le terme de « prise d’otage ».

En plus de prendre 8 années ferme pour cette prise de parole, il va être jeté à l’isolement carcéral (un régime de torture lente), et connaître les pires horreurs que l’Administration Pénitentiaire est prête à accomplir par vengeance : transferts disciplinaires, tabassages, refus de parloirs, censure du courrier, refus de transferts, médicamentation forcée, etc. Il cumule plusieurs années d’isolement carcéral, et plusieurs mois de mitard.

En novembre 2020, L’Envolée expliquait que « les matons et l’administration s’acharnent sur lui sous de faux prétextes et le poussent à bout ». C’est une technique bien connue que l’AP utilise régulièrement : détruire les détenu.es à petit feu par tous les moyens possibles, afin qu’iels commettent une faute grave ou se suicident.

En Janvier 2021, il écrit depuis le QI de la Centrale de Saint-Maur, alias « Santa Muerte » :

« Les Français « libres » ne veulent pas voir ce qui se passe dans leurs prisons, et je dis « leurs » prisons car c’est avec leurs impôts qu’ils font construire ces lieux où on torture, on viole et on tue leurs enfants, leurs frères, leurs sœurs, leurs pères ou leurs mères ! [...] Littéralement, je suis en train de mourir à petit feu entre ces quatre murs glaciaux, j’ai perdu 20 kg à cause de l’eau polluée du robinet. »

En décembre 2021 il témoigne à nouveau :

« Au QI depuis 2 ans, en prison depuis une dizaine d’années. […] Les envies de suicide me traversent l’esprit, j’essaie de rester combatif mais imaginez 2 ans de QI gratuit, et encore un noël seul, sans parloir, sans rien ni personne avec qui discuter. […] Une fois que tu t’es levé contre elle [l’AP], elle va pas t’oublier et te faire payer. […] Je sais que j’ai commis des actes condamnables, mais ça fait 10 ans que je suis en prison et j’en ai encore pour 11 ans sur le papier alors que je n’ai tué personne. […] Je ne suis qu’un simple cambrioleur. »

En Mai 2022 il participe à la Journée Nationale contre les Violences Pénitentiaires en faisant sortir une lettre dans laquelle il décrit :

« L’isolement et le mitard en France ce sont des lieux où on se sert des détenus comme des cobayes. Ils essayent de vous shooter avec des médocs, ou alors ils te piquent. C’est la camisole de force par injection, c’est des ouf ! »

« On lui a dit qu’il était leur jouet. »

Depuis Septembre, l’acharnement qu’il subit a pris une tournure encore plus violente. Il est entre les mains d’une équipe de nuit particulièrement violente, menée par un fasciste qui se fait appeler « Le Taulier » dans le club de boxe qu’il dirige.

Il est toujours au QI, dans une cellule lugubre, entièrement grillagée. On l’a remis en gestion équipé-menotté.

Il a été hospitalisé le 20 Septembre après s’être fait tabassé par les matons. Il a perdu connaissance et s’est souvenu des faits progressivement en se réveillant de son coma. A son retour de l’hôpital, il est passé une première fois au prétoire où il a pris 10 jours de mitard pour « dégradation de cellule » : les matons l’accusent de s’être explosé la tête contre le sol lui-même, à plusieurs reprises, et utilisent le risque de « suicide » pour le médicamenter de force et l’empêcher de se remettre.

Après le mitard, il est placé en « cellule anti-suicide » [pas de draps, pas d’oreiller], avec des « habits anti-suicide » [en papier], bref, quasi à poil. Depuis, ils continuent de le réveiller régulièrement toute les nuits [mesure absurde de « prévention » au suicide].

Vendredi 14 octobre dernier, une amie de Kémi témoigne à l’antenne de L’Envolée :

« On lui fait la misère […] C’est un acharnement, un acharnement pur et simple, dans toute sa splendeur, qu’il subit quotidiennement. […] Mercredi matin il m’appelle en pleurs. Littéralement en pleurs. Il me dit, « je vous en supplie, aidez-moi », ils sont passés toute la nuit, toutes les heures, en tapant des grand coups de pied dans les portes, en l’insultant de tous les noms d’oiseau. Ça a duré toute la nuit, il avait pas dormi de la nuit. […] Il allait littéralement péter les plombs. […] On lui a dit qu’il était leur jouet. »

Une avocate a été saisie et ses proches ont monté un comité de soutien. Mais la prison tente encore de le poursuivre pour avoir refusé d’obéir à des ordres et s’être montré agressif avec les matons. Ils essayent de le faire passer pour « fou » pour discréditer ses témoignages et lui administrer des substances de force.

BESOIN DE SOUTIEN URGENT !

C’est important de montrer que depuis dehors y’a du monde qui surveille et ne le lâche pas.

  • Vous pouvez écrire à Kémi en envoyant du courrier à L’Envolée qui lui transmettra (joindre enveloppe et timbres).
L’Envolée - FPP
1, rue de la Solidarité
75019 PARIS
  • Vous pouvez appeler la taule de Saint-Maur pour exiger l’arrêt immédiat des violences contre Kémi, et la mise à pied de cette équipe de matons violents connue depuis longtemps. Les numéros sont publics.
  • Il a demandé un transfert depuis le 27 juin 2022 : il faut exiger qu’il l’obtienne immédiatement.

Suivez le près les prochaines nouvelles sur sa situation, dans l’émission de L’Envolée, vendredi prochain à 19h30 sur Radio FPP.


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