information par et pour les luttes, Rennes et sa région

Occupation de Lactalis à Laval

Laval
Luttes paysannes - ruralité

✊Action coup de poing !

  • Evacuation dans la nuit

    Le site Lactalis a été évacué hier soir, mercredi 21 février, vers 21H30, dans le calme.
    Les membres de la Confédération Paysanne ont résisté passivement à l’évacuation en se laissant porter par la compagnie de CRS 82 (la nouvelle CRS 8 basée à Nantes).
    On reviendra !

👨‍🌾🐄Plus de deux cents paysannes et paysans de la Confédération paysanne occupent le siège social de Lactalis à Laval depuis 14h.

✊En parallèle, une centaine de militant.es confédérés occupe en Aveyron le siège local de Lactalis pour leur marque Société sur le rayon Roquefort.

🚜🚜🚜La Confédération paysanne a investi les lieux du Lactopôle à Laval avec une dizaine de tracteurs. C’est la première fois que le siège historique du géant mondial du lait est ainsi occupé par un syndicat agricole. C’est un symbole fort pour défendre le revenu paysan, comme le fait depuis des semaines la Confédération paysanne, ici celui des éleveurs et éleveuses en lait qui subissent les prix bas imposés par Lactalis.

👉Nous visons Lactalis, numéro 1 mondial du lait, car il fait partie des prédateurs de la valeur du travail paysan. Cette multinationale domine le secteur à un tel point qu’elle peut jouer de son rapport de force, et imposer aux paysan·nes des contrats asservissants, opaques, limitant leur liberté d’expression, les faisant souvent travailler à perte !

👎Une médiation sur les contrats Lactalis de 2024 vient d’être lancée car le prix fixé par Lactalis est à 420 euros la tonne. Or, l’organisation de producteurs UNELL livrant à Lactalis demandait au moins 444 euros la tonne, ce qui est pourtant encore insuffisant.

👉La Confédération paysanne exige une revalorisation immédiate du prix du lait à 500 euros la tonne de la part de Lactalis et de tous les industriels laitiers, pour intégrer notre rémunération et notre protection sociale.

👉Notre revenu n’est pas négociable ! Cet exemple des contrats Lactalis montre l’inefficacité de la loi Egalim. Cette loi EGALIM ne permet pas de garantir de couvrir notre prix de revient. La médiation ne suffit pas, il faut un arbitrage public des relations commerciales pour rééquilibrer le rapport de forces et sécuriser le revenu paysan.

👉Nous demandons aux pouvoirs publics une loi qui protège structurellement le revenu paysan, en interdisant tout achat de nos produits agricoles en-dessous du prix de revient 😊 coût de production + rémunération du travail paysan + notre protection sociale).

👉La Confédération paysanne a demandé à être reçue par l’un des trois actionnaires, dont l’un d’eux se trouvait dans les locaux à notre arrivée. Nous restons pour le moment sur place dans l’attente d’une réponse.

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