Grève générale du 5 février : nous devons en être !

1 complément

À l’impossible nul n’est tenu... Martinez a appelé il y a 4 jours à une fameuse « journée d’action » syndicale. Il ne devait pas se douter que les gilets jaunes réfléchiraient à ce mode d’action en appelant eux aussi à la grève générale. Appel à y être nombreux et nombreuses et à être force de proposition.

  • Appel aux écolos pour la grève

    ☢ APPEL AUX ECOLOS POUR LA GREVE :
    Les appels aux marches sur le climat ont le mérite d’alerter sur l’état de la biodiversité et la destruction « écologique » de nos conditions de vie et finalement de toute forme de vie. Si elles peuvent constituer un espace d’expression politique sur la question, leur absence de but clair, d’objectifs déterminés et de moyens d’action transforment ces marches en simples déambulations inoffensives et stériles.

    Depuis 2 mois des dizaines de milliers de personnes affrontent le gouvernement de manière offensive en prenant la rue sans déclarer de parcours, en bloquant l’économie et certains centres logistiques (dépôts pétroliers, plate-forme, ports etc.), en s’attaquant aux banques, spéculateurs immobiliers, politiciens irresponsables.
    Pendant ce temps, les organisateurs des marches continuent d’appeler à des manifestations négociées avec le préfet et sans idée d’action susceptibles de bousculer un peu les autorités de ce pays.
    Nous avons à deux reprises tenté de constituer au sein de cet espace sur Rennes un cortège à partir duquel mener des actions ciblées qui n’ont pu être réalisées du fait d’une présence policière massive. Nous avons été chargés et matraqués par la bac sans réaction significative des organisateurs de la marche. Il nous faut rappeler qu’aujourd’hui comme hier, cette police tue, mutile, et blesse nos camarades, les gilets jaunes, les banlieusards.

    Nous pensons que le souci de la vie sur terre sous toutes ses formes et le refus de polluer l’air, l’eau et les sols ne sont pas incompatibles avec le fait de mener une vie décente. Il s’agit même d’une condition indispensable à la transformation radicale du monde présent pour accéder à une vie sensée.

    Le monde ne nous a pas été donné comme une « chose » ou une « ressource » à notre disposition. De la même manière que nous ne sommes pas les « ressources » du patronat et du gouvernement, la nature n’est pas « notre ressource ». Elle est ce dont il faut se soucier comme la condition même de notre existence.

    Il est temps de faire en sorte que l’écologie soit autre chose qu’un « ministère » ou bien un faire-valoir pour les entreprises, les partis politiques et leurs dirigeants.
    Nous souhaitons une écologie populaire de combat, susceptible de questionner nos modes de vie, notre rapport au reste du vivant et surtout qui nous apporte la victoire face aux gouvernements du monde entier pour lesquels la « nature » n’est qu’un paramètre de plus à gérer.

    A partir du 5 février, grève et blocage total de l’économie !

    À Rennes, deux rdv circulent :
    syndicats devant le medef à 11H
    Gilets jaunes à république à 11H

  • AG mercredi 30 janvier à 12h30 à Sciences Po

    [ APPEL À LA GRÈVE GÉNÉRALE POUR LE 5 FÉVRIER ]

    Après les différentes luttes évoquées au cours des dernières assemblées générales, le soutien voté aux secteurs qui se mobilisent, la question de ce que l’on fait, nous, va évidemment finir par se poser malgré l’inertie ambiante dans les milieux étudiants :
    Est-ce qu’on attend une nouvelle réforme de l’enseignement supérieur pour recommencer à participer massivement aux assemblées générales, à s’organiser contre tout ce qui nous tombe dessus, ou est-ce qu’il n’est pas temps de considérer que le marché du travail, que le chômage sont des choses que tout le monde subit et auxquelles on sera confronté.es dans quelques années voire dans un futur proche pour certain.es. En fait, on y fait déjà face. Les logiques professionnalisantes qu’on nous impose, la succession d’intervenant.es dans les masters, l’orientation clairement libérale voire réactionnaire de certains cours ne sont pas dénuées de sens. Elles visent clairement à répondre aux exigences posées par le marché du travail et à se plier aux règles libérales de la concurrence. De plus, les sorties de plusieurs professeur.es sur l’Islam ou la burka traduisent clairement des tendances islamophobes et sexistes diffuses qui ne sont pas propres à Sciences po, et qui sont pourtant largement tolérées dans l’établissement.

    On ne le dira jamais assez, mais le fonctionnement de cette institution à un rôle actif dans la diffusion des idées libérales portées par le gouvernement. S’investir dans le prolongement des visées de l’institution, cela n’a rien d’anodin, c’est s’inscrire à l’encontre de la dynamique du mouvement social, refuser de comprendre que tout ce qui se passe n’a rien d’inévitable. Nous ne prônons pas la désertion évidemment, mais plutôt la prise en compte critique des enjeux que représentent les Instituts d’études politiques, et l’organisation contre ces modèles, qui n’ont rien d’isolé.

    Il n’y a pas, à Sciences po ou ailleurs, de majorité apolitique ou de prise d’otage. La seule prise d’otage qui existe, c’est celle des classes précarisées effectuée par des années de politique libérale, et que l’on réprime maintenant qu’elles sont dans la rue. C’est pas les étudiant.es qui ont été privé.es de quelques heures de cours dans le semestre. Personne n’a jamais prétendu que le blocage était la seule solution, ça c’est le jeu de la direction qui dépolitise nos revendications en nous faisant passer pour des acharné.es du blocage. En revanche ça ne peut pas être un prétexte pour ne rien faire, au motif que l’on est pas d’accord avec ça. Mais pour ça il faut venir en parler. Ce qu’ont montré les gilets jaunes, c’est que la coordination et la détermination créent le rapport de force, même malgré la répression féroce. Ça ne permet pas tout, mais au moins on ne peut plus oublier que l’on existe, que tout le monde n’est pas d’accord avec ce qu’on nous impose, et que des gens subissent chaque jour les conséquences sociales des mots "redynamisation" et "flexibilisation".

    Les lycéen.ne.s, autant en filière générale que techo et pro, subissent dans le fond les mêmes dynamiques mortifères. L’instauration d’une logique de marché à chaque étape de leur parcours (sélection), au nom d’une idéologie du mérite pourtant mille fois déconstruite. Aseptisation des programmes en faveur de coupes budgétaire et d’une éducation bradée, uniquement "pratique", tournée vers la formation d’une main d’œuvre docile et adaptés aux "besoins" des patrons. Matraquage administratif et mise au pas forcée avec le nouveau "service universel" (internement militaire et apprentissage de l’obéissance au travail, inculcation d’un fétichisme républicain). Sauf que les lycéen.ne.s pâtissent en même temps de leur position : infantilisation, prise en dérision par les parents, les profs, les journaux, tout le monde... Et ceci quand il ne s’applique pas sur eux une violence administrative et policière encore plus forte. L’indifférence - y compris la nôtre - pèse doublement sur ces camarades.

    C’est dans ce sens que nous devons reprendre l’appel à la grève générale proposé pour le 5 février prochain, et nous organiser pour qu’elle fonctionne ! Un appel à d’ores et déjà été lancé dans les facs et les lycées après les Gilets Jaunes et la CGT, à nous de nous le réapproprier et de le diffuser pour qu’il soit effectif !

C’est le gilet jaune le plus célèbre (quoi qu’on puisse en penser) Éric Drouet, qui a officialisé cet appel mais, pour toute personne qui traînait sur les réseaux sociaux, il ne faisait aucune doute que la base des gilet jaunes se lancerait dans le combat.

Selon la plupart des témoignages, après 2 mois de luttes et de solidarité, de nombreux « gilets jaunes » doutent. Et c’est normal. L’État n’a pas bougé d’un pouce face à des revendications extrêmement ambitieuses. Une lassitude commence à se faire sentir. C’est normal, quand on découvre la solidarité et la lutte on peut avoir l’impression que ça suffit. Malheureusement non. L’État, dans sa vision mortifère et le capitalisme n’ont pas prévu de tomber tout seuls.

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  • Le 4 février à 19:43, par Dubos

    Suite à l’AG de mardi dernier tous les gilets jaunes appellent à se réunir à 11h au medef

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