Action rennaise contre la réintoxication du monde !

Melesse
Anti-capitalisme & Multinationale Ecologie

Aujourd’hui mercredi 17 juin, nous, activistes militant.e.s écologistes rennais.es, répondons à l’appel de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes à Agir contre la réintoxication du monde !

L’empoisonnement des industries capitalistes du vivant est indiscutable. La déforestation et l’artificialisation des milieux naturels qui réduisent les habitats des animaux sauvages ou encore l’élevage intensif font aujourd’hui le profit de certains au prix de la vie de nombreuses victimes ! La défense des terres vivrières est impérative et non négociable si nous voulons dès demain pouvoir éradiquer ce monde intoxiqué, assurer une souveraineté alimentaire et une vie saine à toutes et tous !

Mais pour l’État et pour les lobbys agro-industriels, aéronautiques, chimiques qui guident ses politiques, les conséquences à tirer de la crise sanitaire sont visiblement toutes autres. Ils en ont tout simplement profité pour faire sauter quelques lois environnementales et déverser des pesticides encore plus près des maisons... Il est donc maintenant avéré qu’aucune crise, aussi grave soit-elle, ne les fera dévier du nihilisme absolu de leur obsession économique. Nous avons eu deux longs mois pour nous en rendre compte. À nous maintenant d’agir et d’y mettre fin. Le gouvernement parle du mois de juin comme d’une « nouvelle marche » dans un déconfinement qui n’est pour lui qu’une remise en marche de l’économie et de la destruction du vivant. La seule « marche » sensée c’est au contraire d’agir concrètement pour l’arrêt des secteurs de productions les plus empoisonnants.

Chiffres sur Bayer-Mosanto

Les pesticides sont au cœur de ce modèle agricole conventionnel. Associés à l’utilisation massive d’engrais, ils permettent de produire plus, dans un temps réduit, avec moins de main-d’œuvre, ce qui enclenche un terrible cercle vicieux : plus de pesticides, c’est plus de rendement à court terme mais une terre de moins en moins fertile, un écosystème déséquilibré et donc... un recours accru aux engrais et aux pesticides !
Résultats ? La France est le 1er consommateur de pesticides en Europe. Loin d’être en déclin, les ventes de pesticides ont été multipliées par 3,5 ces 10 dernières années, soit plus de 76 000 tonnes de pesticides par an. Les achats de glyphosate, dont la France a annoncé vouloir se passer d’ici à 2022, ont augmenté de 25 % sur dix ans. Les conséquences environnementales et sanitaires de cette utilisation massive de pesticides sont désastreuses : destruction de la flore et de la faune (dont les abeilles), pollution des sols et de l’eau, mutation des cibles des pesticides, maladies professionnelles chez les agriculteurs, maladies chroniques chez les riverains, etc.

Revendications

C’est pourquoi nous exigeons l’arrêt immédiat de toutes les firmes qui participent à cet écocide généralisé.

• Parce que Bayer-Mosanto tue le vivant en polluant nos champs, nos cours d’eau et les espèces qui y vivent.
• Parce que Bayer-Mosanto tue nos paysannes et paysans, 1res victimes d’un système mortifère et de multinationales qui s’enrichissent sur leurs dos.
• Parce que Bayer-Mosanto tue toutes les ressources qui permettent d’assurer une alimentation saine et soutenable.
• Parce que Bayer-Mosanto tue tout sur son passage, nous exigeons son extinction !

Nous appelons à construire une série d’actions politiques coordonnées, pour reprendre en main le soin de nos territoires et l’organisation de nos besoins contre toutes les sources d’intoxication écologique et sociale.

Le déconfinement doit être un élan historique de reprise en main sur nos territoires, sur ce qui est construit et produit sur notre planète. Il doit permettre de dessiner ce qui est désirable pour nos existences et ce dont nous avons réellement besoin. C’est une question de survie, davantage que toutes les mesures et tous les nouveaux types de confinements que l’on nous fera accepter. Cela signifie construire de nouvelles manières d’habiter le monde, chacun de nos territoires, mais aussi accepter de rentrer en conflit direct avec ce qui les empoisonne. Il y a des industries qui ne se sont pas arrêtées pendant le confinement et qui doivent aujourd’hui cesser. Il y en a d’autres qui ont été interrompues et dont l’activité ne doit pas reprendre. Cela ne pourra se faire sans constituer, chemin faisant, des liens avec les travailleurs qui en dépendent économiquement. L’urgence sociale c’est de penser avec elles et eux les mutations possibles des activités et les réappropriations nécessaires des lieux de travail. C’est aussi de contribuer à maintenir un rapport de force permettant de garantir les revenus pendant les périodes de transition et les besoins fondamentaux de ceux dont la crise aggrave encore la précarité. Nous n’atteindrons pas immédiatement toutes les productions qui devraient l’être. Mais il faut commencer, en stopper un certain nombre aujourd’hui pour continuer avec d’autres demain.

Viser sérieusement à se défaire de certains pans du monde marchand qui nous empoisonne, c’est aussi se doter des formes d’autonomies à même de répondre aux besoins fondamentaux de celles et ceux que la crise sanitaire et sociale plonge dans une situation de précarité aggravée.

Nous avons aperçu pour la première fois dans nos existences ce qui serait encore possible si la machine infernale s’arrêtait enfin, in extremis. Nous devons maintenant agir concrètement pour qu’elle ne se relance pas.

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