Même confiné·es, nous continuons la lutte au Carnet

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Depuis le début de la pandémie du Covid-19, les dirigeants capitalistes ont montré leur incompétence. Nous pouvons constater encore plus clairement aujourd’hui avec le confinement que leur société n’est faite que de nombres, de répression, de discipline et d’autoritarisme.

La destruction des milieux naturels a favorisé la transmission de maladies des animaux vers les humain·es. L’économie de flux, basée sur les échanges mondiaux, et la concentration des populations en métropoles a favorisé une diffusion extrêmement rapide du virus. Toutes les décisions gouvernementales ont été pensées avec le but avoué de protéger au maximum l’économie au détriment des personnes les plus vulnérables. Ils ont agi tardivement pour lutter contre le virus et, ce n’est que face au mur c’est-à-dire à l’engorgement des hôpitaux, qu’ils ont pris par deux fois la décision du confinement.

Et quel confinement ? En choisissant de garder les écoles ouvertes, un des principaux vecteurs de transmission du virus, dans l’objectif de permettre aux parent·es de continuer à travailler, les dirigeants montrent leurs vraies priorités. Bien installés dans leurs maisons bourgeoises, ils préfèrent ignorer les conséquences du confinement pour les personnes vivant dans des quartiers populaires, les personnes isolées, précaires, âgées, victimes de violence ou de discrimination, sans ressources, etc.

C’est pourquoi nous ne mettrons pas en pause nos luttes avec le confinement. Au contraire, cette pandémie nous renforce dans nos convictions anticapitalistes, féministes, LGBTQIA+, anticoloniales et écologistes. Concrètement, en empêchant un grand port de s’agrandir et la bétonisation de l’île du Carnet, nous espérons être un des nombreux cailloux qui enrayera l’engrenage économique.

Depuis la Zad du Carnet, nous essayons également de construire collectivement un avenir plus souhaitable contre toutes les formes d’oppression en discutant, en construisant et en inventant de nouveaux imaginaires.

Si l’État décide de nous expulser pendant le confinement, il montrera en nous dispersant, comme pour la Zad de la Dune, que la lutte contre le Covid-19 n’est pas sa priorité et qu’il utilise des prétextes de santé publique pour étouffer les luttes sociales et écologiques.

Si vous vous reconnaissez dans ces valeurs et ce discours, venez vivre au Carnet pour le confinement et après. Si vous le pouvez, venez avec vos tentes, vos camions, vos couchages, du matériel de construction et de la nourriture. Nous avons également des cabanes chauffées, des espaces en mixité ou en mixité choisie pour vous accueillir. Nous réfléchissons et réfléchirons collectivement à comment vivre ensemble en perturbant le moins nos copain·es les animaux et les plantes de l’île du Carnet.

Si vous le pouvez et que le coeur vous en dit, ne restez pas confiné·es dans des petits appartements au milieu de villes surpeuplées et venez profiter de 400 hectares de liberté avec nous.

A bientôt,

Des habitant·es de la Zad du Carnet

P.-S.

Texte publié sur le site de la Zad du Carnet zadducarnet.org.

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